Les 4 piliers du projet de société de Moïse Katumbi

Partager
  • 2
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    2
    Partages

Moïse Katumbi, sous sa nouvelle étoffe de président d’« Ensemble pour le changement », a dévoilé un projet ambitieux qui porte sur quatre piliers majeurs, à savoir la consolidation de l’État, de la démocratie et la paix dans notre pays ; la relance de la croissance, la diversification de l’économie et la création d’emplois ; la valorisation du capital humain et la promotion d’une politique de prospérité partagée ; l’environnement, le développement durable et la question de la gestion du changement climatique.

Le Potentiel

Autant sa vision pour la RDC est grande, autant son programme est ambitieux. Il s’agit, soutient-il, de redonner à la RDC toute sa grandeur perdue depuis une décennie à la suite d’une gestion calamiteuse de l’État. À Johannesburg où il a réuni ses soutiens, Moïse Katumbi peut désormais compter sur son mouvement électoral, « Ensemble pour le changement ». C’est à travers ce mouvement qu’il pense conquérir, en décembre prochain, la magistrature suprême pour se mettre au service du développement de son pays, la République démocratique du Congo.

Lundi 12 mars 2018 à Johannesburg, capitale économique de l’Afrique du Sud, après trois jours de discussions, l’acte de création de ce mouvement électoral a été scellé par toutes les forces politiques et sociales conviées à ces assises. Le go a été donné pour convaincre l’ensemble de la population congolaise, toutes tendances confondues, d’apporter mains fortes à ce mouvement. « Ensemble pour le changement » se veut donc un mouvement de masse pour fédérer toutes les énergies en vue d’un nouveau départ pour un Congo qui se veut grand et prospère.

Plus question, selon lui, de se mettre à l’écart du processus électoral. En effet, Katumbi y adhère totalement, réconforté par le soutien unanime qu’il vient de recevoir depuis l’Afrique du Sud. « Que chacun se rassure, nous serons au rendez-vous du 23 décembre 2018 », a-t-il lancé devant un auditoire acquis à sa cause.

Son atout, c’est le programme qu’il présente au peuple congolais ; un programme à la grandeur de la RDC. « Nous serons d’autant plus présents à ce rendez-vous que nous avons un programme à défendre », a-t-il déclaré. Son programme, Moïse Katumbi l’a bâti sur quatre piliers majeurs : « la consolidation de l’État, de la démocratie et la paix dans notre pays ; la relance de la croissance, la diversification de l’économie et la création d’emplois ; la valorisation du capital humain et la promotion d’une politique de prospérité partagée ; l’environnement, le développement durable et la question de la gestion du changement climatique »

La consolidation de l’État, de la démocratie et la paix dans notre pays

Par la consolidation de l’État de droit et de la démocratie, son objectif est que « chaque Congolais doit vivre en paix et disposer d’un État qui le rassure et le protège ». En s’investissant, il est d’avis que « le Congo ne sera plus jamais un sanctuaire pour des bandes armées » qui crée un climat de terreur à travers le pays, traumatisant les populations civiles. Ce qui passe par la réorganisation de l’armée, de la police et des services de sécurité en les dotant de moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission, s’engage Katumbi.

Il promet, en outre, de livrer un combat acharné contre l’impunité et la corruption – tout en garantissant l’égalité devant la loi- afin de doter l’État congolais des moyens de sa politique.

Avec lui à la présidence de la République, le train de vie de l’État devrait être sensiblement réduit. Sur ce point précis, il ne cache pas son indignation : « Comment accepter que dans notre pays, députés et ministres gagnent en un seul mois cent fois le salaire d’un enseignant ? J’invite tous ceux qui me soutiennent au sens du sacrifice pour favoriser davantage l’équité ». À son avis, l’accès à une fonction politique devrait être un sacerdoce et non une voie facile pour s’enrichir. « L’accès aux fonctions politiques ne doit pas être considéré comme un privilège et un lieu d’enrichissement personnel. La fonction politique doit être une charge et un devoir envers le peuple ».

La relance de la croissance, la diversification de l’économie et la création d’emplois

Après tout ce temps de léthargie, la RDC a besoin d’une économie forte pour se relever. Moïse Katumbi fait de cet objectif le deuxième pilier de son programme. Il s’agit de créer des emplois par la relance de l’économie, en s’appuyant sur la politique de grands travaux dans différents segments de l’économie nationale. Son ambition est de créer au moins 3,5 millions d’emplois.

Pour financer le vaste chantier qu’est la RDC, Katumbi dit disposer d’une recette miracle. « Pendant mon mandat, tout en veillant à la stabilité du cadre macro-économique, avec l’appui de tous les partenaires, je prends l’engagement de mobiliser 100 milliards de dollars pour financer le redressement de notre pays et engager un vaste programme d’investissements prioritaires. Je stimulerai le partenariat public-privé ». « Tout est question de crédibilité et de bonne gouvernance. J’en ai l’expérience et je la mettrai au service de la Nation », rassure-t-il.

À ses partisans réunis au sein de sa plateforme électorale et d’autres potentiels adhérents, il est d’avis qu’« ensemble, nous devons élever notre pays au rang d’une puissance économique ».

La valorisation du capital humain et la promotion d’une politique de prospérité partagée

Avec ses 80 millions d’habitants, la RDC est une puissance. Et, Katumbi pense mettre en valeur ce dividende démographique au service du développement. Aux jeunes qui ont perdu tout espoir, au point de tenter une aventure en dehors du pays (au péril de leur vie), Moïse Katumbi rappelle qu’il va accorder « une chance à tout jeune Congolais de pouvoir accéder à un travail décent et de s’épanouir par son effort, son talent et son génie ». C’est « la clé de la transformation » de la RDC qu’il s’engage à insuffler une fois porté à la magistrature suprême.
Ce pilier inclut également des actions en faveur des secteurs de la santé, de l’enseignement et de l’habitat dans la perspective de l’amélioration des conditions de vie de la population.

L’environnement, le développement durable et la question de la gestion du changement climatique

Avec ses 125 millions d’hectares de forêts, représentant 50% des forêts humides d’Afrique, et la moitié des réserves d’eaux douces africaines, la RDC, soutient Katumbi, ne peut pas se mettre à l’écart du combat mondial contre le changement climatique. « Le Congo a un rôle majeur à jouer dans le monde », se rassure-t-il.

Il compte à cet effet « rétablir notre pays au cœur des négociations internationales et faire reconnaitre au monde qu’une partie de l’avenir des enfants de la planète se joue au Congo (…) La RD Congo affichera une ambition, celle d’être une voix forte dans cet enjeu crucial pour l’avenir de la planète ».

Parallèlement, il prévoit de grandes actions en faveur de l’agriculture et de l’industrie, tout en veillant au strict respect de l’environnement et de la biodiversité.

C’est dire que Moïse Katumbi affiche désormais sa marque. À Johannesburg, il s’est affiché comme un candidat présidentiable à qui la victoire est à portée de la main. Le réalisme de son programme est son atout majeur. Sur ce que certains qualifient déjà d’encyclopédie pour le développement de la RDC, Moïse Katumbi étale son rêve sur 500 pages, tout en identifiant les actions à mettre en œuvre pour y arriver. De bonnes raisons de croire en la vision que porte le président du mouvement « Ensemble pour le changement ».