Honneur au français

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Chaque année, à la date du 20 mars, est célébrée la Journée internationale de la Francophonie. Cette année, elle est placée sous le thème : « la langue française, notre trait d’union pour agir ». Un thème fort et éloquent, certes, mais qui mérite bien davantage pour ne pas se limiter à son aspect festif et être, ensuite, classé dans la poubelle de l’histoire.

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À travers cette journée, les 220 millions de francophones sur les 5 continents fêtent leur langue en partage et la diversité de la Francophonie, à travers des concours de mots, des spectacles, des festivals de films, des rencontres littéraires, des rendez-vous gastronomiques, des expositions artistiques…

Mais il faut le reconnaitre. La langue française est en perpétuel mouvement. Hormis le fait qu’elle est parlée, la langue française brave les frontières, défie les distances, en nous invitant à transcender nos différences et nos divergences. C’est tout le sens que l’on peut donner au thème de cette année.

Donc, il faut réellement agir, comme l’a si bien dit la secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaëlle Jean, dans son message : agir sans complexes, en investissant, en français, avec toujours plus d’audace et de fierté, tous les champs de l’activité humaine. Agir en s’entraidant, solidairement, fraternellement, pour briser les solitudes générées par l’indifférence et l’égoïsme ; agir en dialoguant avec tous les partenaires. Mais également, agir en parlant d’une voix forte pour dénoncer les dérives de la mondialisation, la violation des droits et des libertés, particulièrement des femmes, les appels à la haine et au rejet de l’autre, l’obscurantisme et la terreur.

En célébrant la Journée internationale de la Francophonie, les Congolais s’interrogent sur son apport dans leur vécu quotidien. Premier pays francophone du monde, avec plus de 78 millions d’habitants, la RDC devrait tirer profit – si jamais profit il y a – d’une organisation qui affiche des ambitions pour un avenir radieux de ses membres. La Francophonie aide-t-elle ces membres (africains) à décoller sur le plan politique, économico-sociale ? Voilà une opportunité d’honorer la langue française.