Le tribunal militaire de Goma condamne plusieurs personnes pour viols et meurtres

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Écrit par Donatien Ngandu Mupompa

Les peines écopées varient de 15 ans, 20 ans, servitude pénale principale, jusqu’à la peine de mort.

Le mercredi 21 mars 2018, le tribunal militaire de garnison de Goma, siégeant en chambres foraines depuis une semaine à Sake, à environ 20 km du chef-lieu du Nord-Kivu, a prononcé de fortes peines contre quatre personnes dont M. Bizimungu Zangira, un policier poursuivi pour viol sur enfant, qui a été condamné à 20 ans de servitude pénale principale.

Balance de Justice

Le tribunal militaire a condamné Harieyimana Ndayambaje à 20 ans de prison ferme pour viol, tandis que Bisenga Samuel est condamné à 15 ans de prison pour participation à un mouvement insurrectionnel. Munihire Maheshe, âgé d’une quarantaine d’années, poursuivi pour l’infraction de meurtre, a été condamné à la peine capitale.

Le tribunal ne s’est pas prononcé sur l’affaire du cinquième prévenu, Hitimana Sibomana, un militaire accusé de viol. Pour ce cas, les juges ont estimé que l’action publique était éteinte, car le soldat Hitimana Sibomana est décédé en détention à la prison de Masisi au mois de novembre 2017.

Ce procès ressemble à celui qui a eu lieu en 2015. Cette année-là, de lourdes peines ont été prononcées contre vingt-deux militaires le samedi 7 mars par le tribunal militaire garnison de Goma, siégeant en chambre foraine à Kitshanga. Ils ont été reconnus coupables de meurtre, viol, vol à main armée, détention illégale d’armes et munitions de guerre, participation aux mouvements insurrectionnels et arrestations arbitraires.

Deux militaires ont été condamnés à la peine principale à perpétuité pour meurtre. Trois autres ont écopé de la peine de mort pour extorsions et vols à main armée. Dix-sept autres prévenus ont écopé des peines allant de 7 à 20 ans de prison. Ils ont été également condamnés à payer des dommages et intérêts. Deux autres militaires poursuivis dans la même affaire ont été acquittés, faute de preuves. Par ailleurs, le tribunal militaire s’était déclaré incompétent pour juger le dossier d’un mineur, accusé de détention illégale d’armes.