Non à l’exclusivité

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Écrit par Le Potentiel

La RDC s’approche de la date butoir des élections du 23 décembre. A neuf mois de ces scrutins, tous les acteurs politiques devraient se concentrer davantage sur les stratégies à mettre en place pour conquérir le pouvoir. L’alternance démocratique pacifique reste l’objectif ultime de ce processus électoral. Pour autant, il faudrait que cette élection soit réellement inclusive. Pour ce faire, la décrispation politique est un passage obligé pour parvenir à l’aboutissement heureux du processus électoral en cours.

Tout citoyen congolais a le droit de participer aux échéances électorales, conformément à la Constitution. Le gouvernement a l’obligation de favoriser un climat propice à la participation de tous les acteurs sans exclusion aucune aux prochains scrutins. Hélas ! La majorité au pouvoir continue avec son jeu sournois de créer de crise artificielle dans le but de torpiller le processus et retarder l’alternance démocratique.

Une femme verse le bulletin de vote dans l’urne pendant les élection de 2011

Le gouvernement et la Céni sont donc tenus à l’œil tant par le peuple congolais, souverain primaire, que par la communauté internationale qui ne veut pas d’implosion de la RDC. Chacun devra jouer sa partition au regard de ses responsabilités constitutionnelles. L’heure n’est plus aux manœuvres dilatoires.

Depuis les deux premiers quinquennats, les élections ont toujours été un moment de tension en RDC à cause justement de ce cynisme politique congolais. Alors que le monde entier nous observe, le politique congolais doit tirer les leçons du passé pour capitaliser les prochaines élections.

Il n’y a pas de fatalité. Pour contourner ce qu’on qualifie de conflit postélectoral, le gouvernement et la Céni sont dans l’obligation d’ouvrir le jeu électoral à tout le monde. Il faut bannir la discrimination et l’intolérance. Ces élections seront démocratiques, transparentes, crédibles, apaisées et inclusives si et seulement si personne n’est mise à l’écart injustement.

C’est le moment de libérer les prisonniers politiques détenus sur base des motifs fallacieux. De même, ceux qui sont contraints à l’exile doivent regagner le pays en hommes libres comme le suggère l’Accord du 31 décembre 2016. C’est de cette façon que la RDC peut négocier avec sagesse ce moment extrêmement difficile de son histoire politique.