La désillusion !

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Écrit par Le Potentiel

Le gouvernement coréen décline toute responsabilité en cas de résultats contestés aux élections notamment de décembre 2018. La machine à voter que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) cherche mordicus à imposer amène la Corée du Sud à faire le Ponce Pilate.

La centrale électorale de la RDC n’ayant pas intéressé officiellement les officiels coréens. Qui, à en croire Jeune Afrique qui cite le courriel de l’ambassade de Corée du Sud à Kinshasa, transmis à la Céni. Dans lequel le gouvernement coréen a expliqué au fabricant ‘‘les risques potentiels en cas d’exportation de ces machines’’, jusque-là utilisées nulle part ailleurs. Les démonstrations effectuées en RDC par la Céni étant loin d’avoir convaincu la plupart des électeurs congolais. La méfiance est générale.

L président de la Céni, Corneille Nangaa fait la démonstration de la Machine à voter devant l’Assemblée nationale

Pince-sans-rire, la centrale électorale se délecte déjà de sa supercherie pour annoncer orbi et urbi que ‘‘sans machine à voter, il n’y aura pas d’élections le 23 décembre 2018’’. Et d’avertir, prenant les Congolais, surtout d’en bas, pour des niais : « Sinon, il faudra encore attendre plusieurs mois pour l’organisation des élections ».

De la machine à voter à la machine à tricher, le pas est vite franchi. L’appareil, fabriqué par une firme sud-coréenne privée, est rejeté par tous ceux qui redoutent qu’il soit utilisé pour organiser une fraude massive, plus discrète que celle qui avait poussé les observateurs à considérer les élections présidentielle et législative de novembre 2011 comme ‘‘non crédibles’’.

Mais pourquoi le président de la Céni et toute son équipe s’acharnent-ils à imposer aux Congolais une machine qui, pour eux, va simplifier et réduire le coût des élections. Ils font semblant d’oublier qu’imbus de sa souveraineté de pacotille, le gouvernement se dit ne pas lésiner sur les moyens pour financer les élections. Cela sur fonds propres. C’est dire que, quel qu’en soit le prix, qu’il pleuve ou qu’il neige, il va organiser ces scrutins. Mais n’importe comment, bien entendu. Les fonds ne vont donc pas sortir de la poche de Corneille Nangaa ou de la caisse de sa Céni. Leur forcing ne s’explique que par leur volonté manifeste de tricher par l’organisation d’une fraude massive. Sans tambour ni trompette.

Pourtant, l’utilisation de cette « machine à voler des voix des électeurs » est proscrite par la loi électorale qui, en son article 237, interdit l’usage du vote électronique. Aussi cette position ‘‘officielle’’ de la Corée du Sud désillusionne-t-elle tous les partisans de cette machine maudite.