La CENCO condamne l’enlèvement de l’abbé Célestin Ngango du diocèse de Goma

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Écrit par Ludi Cardoso

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) condamne l’enlèvement de l’abbé Célestin Ngango du diocèse de Goma, au Nord-Kivu, le dimanche 1er avril 2018.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) dit « avoir appris avec regret l’enlèvement de l’abbé Célestin Ngango, curé de la paroisse Saint Paul de Karambi, dans le diocèse de Goma, le dimanche 1er avril 2018 ». C’est ce qui ressort d’un communiqué signé par l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, parvenu, hier mardi 3 avril à notre Rédaction.

Des membres de la CENCO

« Le prêtre venait de célébrer la messe pascale dans une succursale de la paroisse quand des hommes armés non autrement identifiés l’ont fait descendre d’un véhicule où il y avait d’autres passagers et l’ont contraint à les suivre dans la brousse. Ses ravisseurs ont pris contact avec la paroisse Saint Paul de Karambi pour exiger 500 000 dollars américains de rançon pour sa libération », rapporte la CENCO dans un communiqué daté du 3 avril 2018.

Selon la source, la CENCO « condamne l’enlèvement de l’abbé Célestin Ngango et exige sa remise en liberté immédiate ». Saisissant cette occasion, « elle rappelle que les prêtres sont des personnes consacrées à Dieu pour être au service des autres ». « Les empêcher de travailler, c’est priver à beaucoup de nos compatriotes de nombreux bienfaits », note-t-elle.

« Depuis les enlèvements des pères assomptionnistes Jean-Pierre Ndulani, Edmond Kisughi et Anselme Wasukundi, le 19 octobre 2012 dans le territoire de Beni, ainsi que des abbés Jean-Pierre Akilimali et Charles Kipasa, le 17 juillet 2017, la CENCO n’a aucune nouvelle d’eux jusqu’à ce jour », rappelle l’abbé Donatien Nshole.

La CENCO demande aux autorités compétentes de prendre leur responsabilité en mains en assurant la protection des citoyens et de leurs biens dans tout la pays, particulièrement dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, ainsi que dans l’Ituri.

Pour le vicaire général du diocèse de Goma, la rançon exigée par les ravisseurs est « une proposition incompréhensible ». Selon lui, les ravisseurs doivent relâcher le Curé Ngango d’autant plus « qu’il n’est ni politicien, ni homme d’affaires, c’est un homme de Dieu au service des chrétiens et des populations ».

L’enlèvement de l’abbé Célestin Ngango est le troisième après ceux de deux prêtres catholiques à Bambo dans la chefferie de Bwito, toujours en territoire de Rutshuru.

Le territoire de Rutshuru fait face à un regain d’insécurité perpétré par des groupes et des hommes armés non identifiés. Ces assaillants, commettent des kidnnaping, pillent, volent, violent et assassinent de paisibles citoyens.