Retournement affaire UDPS : Tharcisse Loseke comparaît ce vendredi au Tripaix/Matete

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Écrit par Joyce Kalala

Le président délégué de l’aile de l’Union pour la démocratie et le progrès sociale proche du Premier ministre, Bruno Tshibala, Tharcisse Loseke Nembalemba est invité à comparaitre, le vendredi 6 avril 2018, devant le tribunal de paix de Kinshasa/Matete, siégeant en matière répressive au premier degré.

Ce dernier comparaitra en la faveur d’une citation directe à lui adressé par Jean-Marc Kabund et Rubens Mikindo, tous deux membres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), le mardi 3 avril 2018.

Loseke Tharcisse

Il est reproché à Tharcisse Loseke, que sans titre, ni qualité et en violation des articles 7, 11 et l’alinéa 1 de l’article 1er de la loi n°04/002 du 15 mars 2004, portant organisation et fonctionnement des partis politiques en RDC et en vertus des statuts de l’UDPS, qu’à l’issue « d’un soi-disant congrès dit de l’UDPS organisé du 7 au 10 décembre 2017, au Centre féminin Mama Mobutu à Kinshasa/Limete, qu’un certain nombre d’actes dont notamment les statuts du 10 décembre 2017 et plusieurs résolutions modifiants les organes du Parti tout en reprenant la dénomination, les emblèmes et l’adresse de l’Udps, ont été élaboré et adopté », peut-on lire dans cette citation dont notre Rédaction a pu se procurer une copie.

Par ailleurs, ce document renseigne que :« En date du 16 décembre 2017, M. Tharcisse Loseke Nembalemba, qui se fait passer pour le vice-président de l’UDPS, s’est présenté devant le notaire de Mont Amba et a fait notarié tous actes et statuts frauduleux, issus de ce prétendu congrès en se faisant faussement passer pour congolais alors qu’il a acquis la nationalité belge comme le prouve le Moniteur Belge n°181 du mardi 15 juin 2010 à la page 37 289 ».

Parmi les griefs qui sont reprochés à M. Loseke, rapporte la même source, figure également le fait que : « le cité se fait passer tantôt pour vice-président de l’UDPS, tantôt pour président délégué de ce parti, s’attaquant publiquement au premier requérant, Jean-Marc Kabund, l’accusant injustement, sous RP 32 112/IX du tribunal de Paix de Kinshasa/Matete, d’avoir signé un acte appelé « la décision convoquant le congrès de l’UDPS pour le 30 au 31 mars 2018 », et d’avoir usurpé de la qualité du secrétaire général faisant intérim du président de l’UPDS ».

En outre, au regard du préjudice causé par M. Loseke Nembalemba, les requérants invitent le tribunal de céans à condamner le cité pour des infractions d’imputations dommageables et de dénonciation calomnieuse à l’égard de M. Jean-Marc Kabund ainsi que de faux en écriture et usages du faux, prévues et punies respectivement par les articles 74, 76, 124, 126 et du Code pénal congolais livre II. Ces derniers exigent également de Tharcisse Loseke des dommages et intérêts de l’équivalent de un million de dollars américains payable en franc congolais.

Notons que le feuilleton autour du label « Udps » devrait avoir pris fin avec la publication, le 26 mars dernier du deuxième rapport final du Conseil national du suivi de l’Accord global et inclusif du Centre interdiocésain (CNSA) sur la question du dédoublement des partis politiques.

En ce qui concernait le cas des « héritiers UDPS » qui se réclamaient d’Etienne Tshisekedi, le CNSA avait statué et recommandé au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité de ne retenir que la dénomination UDPS/Tshisekedi au groupe dirigé alors, par Jean-Marc Kabund, car c’est le seul au regard des dispositions statutaire assurait la continuité de l’Udps laissé par feu président Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

A cet effet, le groupe UDPS/Tshisekedi a été invité de créer les conditions favorables à la réintégration des autres groupes. A défaut, le Cnsa a recommandé aux groupes de Bruno Tshibala Nzenze ; Valentin Mubake et de Corneille Mulumba, de créer des nouveaux partis et se choisir d’autres dénominations qui ne prêtent pas à confusion étant donné qu’ils ont élaboré de nouveaux statuts depuis leur congrès, en l’occurrence le groupe de Tshibala. Le vice-Premier ministre de l’Intérieur et Sécurité était tenu de les facilités l’enregistrement pour éviter préjudicier leur participation aux élections de décembre 2018, comme ce fut le cas avec les dédoubleurs du G7.