Sacré Nangaa

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Sale temps pour la machine à voter que les responsables de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) tentent d’imposer à tout prix pour les scrutins du 23 décembre 2018. En effet, pas une semaine ne se passe sans que des informations négatives tombent à propos de la machine à voter.

Juste la semaine dernière, la Commission électorale sud-coréenne a révélé avoir saisi la justice de son pays à propos des malversations dans la passation de marché des machines à voter entre le responsable d’A-Web, une association mondiale des commissions électorales basée en Corée du Sud, le fabriquant Miru Systems et la Céni.

Le président de la Céni, Corneille Nangaa/Ph. John Bompengo

Il s’ensuit qu’un procès va avoir lieu dans les prochains jours en Corée du Sud sur les contours flous de l’attribution du marché de la machine à voter. Avant ces révélations de la commission électorale sud-coréenne, c’est l’ambassadeur de Corée du Sud à Kinshasa qui a révélé que le gouvernement congolais a été tenu informé des réserves de Séoul sur l’utilisation de la machine à voter.

Dans cette correspondance divulguée par Jeune Afrique, Séoul dit expressément « craindre des risques de fraude » dans l’utilisation en RDC de cette machine à voter. Du coté du gouvernement congolais, c’est le silence radio jusqu’à ce jour.

C’est dans ces entrefaites que le président de la Ceni est intervenu, le week-end dernier sur France 24, pour tenter d’éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale sur toutes ces révélations autour de la machine à voter.

« On peut tricher avec ou sans la machine à voter », dixit Corneille Nangaa sur la chaîne française. On pouvait tout entendre de l’actuel président de la Céni mais pas une telle bourde qui jette le discrédit sur la Centrale électorale. Comme disent les saintes écritures : « la bouche ne parle que de l’abondance du cœur ». Cette déclaration serait-elle révélatrice de tous les soupçons de tricherie qu’on ne cesse d’imputer à la Céni depuis toujours ?

En tout cas, il faut prendre au sérieux ces déclarations venant d’un expert qui est à la Céni depuis 2006. Sacré Nangaa. En cherchant à tout prix à imposer la machine à voter, l’expert de la Céni se perd dans des propos qui réveillent des démons de soupçons qui sommeillent en lui.

Auteur de l’article : ntambwe

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