Le Comité laïc de coordination s’indigne des gros moyens de propagande déployés par la MP

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Par Le Potentiel

Alors que le gouvernement accumule du retard dans le décaissement de 450 millions Usd nécessaires à l’organisation d’élections le 23 décembre 2018, la majorité au pouvoir ne se gêne pas de déployer, avant même la campagne officielle, de gros moyens de propagande. Le Comité laïc de coordination (CLC) s’indigne, dans un communiqué publié le 16 mai, de l’opulence insolente, notamment du parti présidentiel, le PPRD, qui a annoncé, urbi et orbi, l’achat d’un avion pour sa campagne électorale.

Les membres du Comité Laïc de Coordination

Dans le même communiqué, le CLC s’offusque que le parti présidentiel, dans sa campagne électorale anticipée tant à Kinshasa que dans la province de l’Équateur, fait la propagande du chef de l’État qui est pourtant hors course pour la prochaine présidentielle. Tout en dénonçant cette stratégie systématique de violation des lois par la majorité au pouvoir, le CLC dénonce le silence coupable de la Centrale électorale et du Conseil supérieur de l’audiovisuel sur la campagne anticipée du PPRD.

Un autre écueil au processus électoral relevé par le Comité laïc c’est la publication, 50 jours après, de la liste des partis et regroupements politiques, dans la confusion la plus totale. Ainsi, les laïcs catholiques doutent de la volonté politique de Kinshasa d’organiser les élections dans le délai fixé par le calendrier électoral de la Céni.

Ci-après, le communiqué du Comité laïc de coordination.

Communiqué de presse

Quinze jours après la tenue de son Congrès, le Comité Laïc de Coordination (CLC) continue d’être préoccupé par la détérioration de la situation générale du pays.

Au niveau du processus électoral, bien qu’il faille saluer le démarrage des travaux d’audit du fichier électoral par une équipe d’experts de l’OIF accompagnés des observateurs nationaux, le CLC exprime son inquiétude suite à la déclaration préalable du responsable de cette équipe qui a affirmé «qu’il n’y avait pas de fichier électoral idéal ! ». Faut-il croire que le résultat de l’audit serait déjà disponible, avant même d’avoir commencé ?

De même, la publication dans la confusion la plus totale, 50 jours après la date prévue, de la liste des partis et regroupements politiques autorisés à fonctionner au Congo, est de nature à confirmer le doute qui pèse sur la volonté réelle du gouvernement de conduire le peuple aux élections, à la date fixée du 23 décembre 2018.

Sur le plan politique, le CLC constate que la campagne électorale de la Majorité Présidentielle aurait déjà démarrée dans les provinces de Kinshasa et de l’Equateur, de surcroît avec pour candidat à la présidentielle, le Président de la République sortant, en violation flagrante de la Constitution, de l’Accord de la Saint-Sylvestre et de la Loi électorale.

Le CLC s’indigne de constater que de gros moyens de propagande commencent ainsi à être déployés au moment où le financement de l’ensemble du processus électoral à travers la CENI bat de l’aile et accumule des retards plus que coupables. Tout en dénonçant cette stratégie de violation systématique des lois de la République et de la politique de deux poids deux mesures, le CLC condamne le silence, en la matière, de la Commission Electorale Nationale Indépendante et du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

Enfin sur l’axe social, le CLC exprime son soutien total à la lutte des étudiants face à la hausse du prix de transport dans la capitale. Cette mesure antisociale vient s’ajouter à bien d’autres qui se sont imposées ces derniers temps, notamment la hausse du prix du carburant et l’imposition d’un prétendu contrôle technique des véhicule, qui se résumait au simple paiement d’une taxe supplémentaire.

Le CLC invite le peuple congolais à la vigilance de tous les instants et à la mobilisation permanente pour sauver la nation en péril.

 

Fait à Kinshasa. le 16 mai 2018

 

POUR LE COMITE LAIC DE COORDINATION

  1. Jonas Tshiombela

Chargé de Communication

Auteur de l’article : ntambwe