Sursaut d’orgueil

Partager
  • 1
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    1
    Partage

Avec un processus électoral parsemé d’embuches à volonté, peut-on s’attendre à un revirement qui implique le ressaisissement de la part des auteurs du blocage ? Il s’agit là d’une problématique de la voie qui mène aux élections en République démocratique du Congo. Où le énième acte de sabotage, perçu comme un bâton dans les roues de la centrale électorale, reste la liste controversée des partis et regroupements politiques reconnus pour concourir aux scrutins de décembre prochain.

Rencontre entre les membres du CNSA et le VPM de l’Intérieur

Des incohérences, contradictions, omissions, contenues dans la liste publiée au Journal officiel, par rapport à l’Accord du 31 décembre 2016 et aux recommandations du CNSA, résultent d’un jeu bien planifié. C’est dans la suite du scénario écrit en haut lieu que s’inscrit, sans doute, la visite du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur au Conseil national de suivi de l’Accord. Qu’est-ce qui sera corrigé dans la liste des partis et regroupements politiques et qui ne pouvait pas l’être avant sa publication ? La question demeure entière. Et à voir de près, il y a lieu également de douter sur l’efficacité du CNSA dont le rôle n’est que de façade dans un système où cette institution ne dispose d’aucune existence juridique. Tout est fait à dessein pour faire rater au peuple congolais son rendez-vous avec la première alternance pacifique à la tête de l’État. Sinon, la liste des partis et regroupements politiques déposée à la Céni et publiée au Journal officiel devrait consacrer la fin de dédoublement des partis et alliances politiques. A l’inverse, la liste de Mova entretient délibérément un flou artistique dans le dessein inavoué d’empoisonner le processus électoral et, partant, de saborder le processus électoral.

Peut-on s’attendre à un sursaut d’orgueil en revisitant cette liste de toutes les controverses ? En tout cas, le peuple veut bien voir le résultat que produiront les tractations entre le CNSA et le ministère de l’Intérieur.