Joucotej : « Mort dans l’âme » fait sensation à l’Institut français de Kinshasa

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La compagnie « Racine Théâtre » du Cameroun a présenté, hier mardi 15 mai à la Grande Halle de l’Institut français de Kinshasa, le spectacle « Mort dans l’âme ». C’était dans le cadre du festival dénommé Les Journées congolaises de Théâtre pour et par l’Enfance et la Jeunesse (Joucotej) lancé depuis le 11 et qui va se clôturer ce 17 mai 2018.

Joucotej

Gloire Ak. (Stagiaire/UPN)

Dans cette pièce, il a été question d’un homme dénommé Mort dans l’âme, mari à Awa. Il avait son ami d’enfance Moussambay, devenu plus qu’un frère pour lui, et vivait dans un autre contré. Tous deux étaient égoïstes et cupides.

Moussambay devait de l’argent à son ami Mort dans l’âme qui avait duré toute une éternité. Celui-ci dans le besoin, envoi quelqu’un prendre son argent chez son ami Moussa. Ce dernier, n’ayant pas de quoi lui donner, demande à Mort dans l’âme de lui ramener la vache à la place de son argent.

Mort dans l’âme, de son village, apprend qu’il y a l’arrivée d’une vache, propose à ce que cela soit partagé pour tout le village. Quand il apprend qu’elle appartenait plutôt à lui, regrette en pleurant de donner l’idée du partage commun.

Moussambay, de son côté, refuse à ce que Mort dans l’âme mange cette vache seul, et prend la décision de rejoindre son ami dans son village pour partager avec lui cette vache. Entre temps, Mort dans l’âme donne l’ordre à sa femme de ne recevoir personne dans le but de tout manger seul.

Moussambay arrive quand même chez son ami et celui-ci invente une fausse maladie, sous prétexte de renvoyer son ami. Cela ne suffisait pas, il invente encore une mort pour se débarrasser de son ami. Au final, son ami n’a pas voulu partir et demande à son tour à la femme de son ami de lui ramener la viande et qu’il en mange seul. En entendant cela, Mort dans l’âme sort de sa tombe de mascarade pour venir réclamer sa part.

Le message essentiel véhiculé dans cette pièce théâtrale est d’éviter la cupidité et l’égoïsme et que cela peut nous conduire à beaucoup de chose. Autre leçon à retenir c’est que le partage doit faire partie de notre vie quotidienne.

La pièce a été jouée par plusieurs acteurs dont les principaux sont Jeannette Mogoun sous le rôle d’Awa ; Stephan Dipita sous le rôle de Mort dans l’âme et Julien Eboko sous le rôle de Moussambay.

« Dans la vie, nous devons avoir le sens du partage, la cupidité nous amène à rien. Les enfants doivent grandir avec ce principe dans leurs têtes », a conseillé Mme Jeannette Mogoun, responsable de la compagnie les Racine Théâtre du Cameroun.