La RDC encouragée à s’approprier les acquis de la 1ère phase du Programme infrastructure qualité

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Les résultats de la première phase du Programme infrastructure qualité de l’Afrique centrale ont été présentés mercredi 30 mai 2018, au cours de la 4ème réunion du Comité de pilotage tenue à Kinshasa. Cette réunion est une opportunité aux membres du Comité d’évaluer les résultats obtenus, d’en mesurer l’impact sur terrain et d’entrevoir les perspectives d’avenir.

Les membres du Comité de pilotage du PIQAC-RDC en photo de famille après la réunion./Photo: Stanis

Ecrit par Stanislas Ntambwe

La première phase du PIQAC arrive à l’échéance au mois d’aout prochain. Quoi de plus normal pour tout projet sérieux de se faire une autocritique en vue d’évaluer les mérites et les failles par rapport aux résultats attendus et, par conséquent, prendre des précautions pour se projeter dans l’avenir.

En tout cas, c’est ce qui a été à l’ordre du jour de ces assises. D’entrée de jeu, la présidente du Comité national de normalisation et Secrétaire générale à l’Industrie, Bernadette Nzamba Nyange qui a ouvert les travaux au nom du président du Comité de pilotage a noté avec satisfaction les réalisations dans la première phase du programme au niveau national.

Réalisations : « un franc succès »

Par exemple, a-t-elle soutenu, les entreprises congolaises qui se sont qualifiées dans la Qualité infrastructure ont bénéficié de l’assistance technique. Il s’agit notamment de CIVAK à Kimpese (Kongo central), LUK à Lubumbashi (Haut-Katanga) et la Sucrière de Kwilu Ngongo, dans le Kongo central. Du côté de l’assistance technique aux laboratoires, l’Office des routes est en voie de recevoir l’équipement nécessaire à la réalisation de sa mission, a affirmé la présidente du Comité national de normalisation.

Concernant les consultants stagiaires, la formation des trois candidats retenus a connu, selon Bernadette Nzamba Nyange, « un franc succès dont le profit sera tiré par les entreprises concernés par le projet ». la République démocratique du Congo (RDC) peut se frotter les mains quant à la Politique qualité régionale. Car, à en croire Bernadette Nzamba, le pays fait déjà sienne la stratégie adoptée au niveau régional. Toutefois, la RDC est d’avis que la création d’une structure d’élaboration et d’harmonisation des normes faciliterait la sécurité des échanges commerciaux au niveau de la région ; allusion faite au CEMACNORM,

Appui aux organisations de normalisation

En outre, concernant la deuxième phase du PIQAC, la RDC estime que la réussite du programme passe nécessairement par l’augmentation du nombre des laboratoires ; l’organisation de formations et de sensibilisation ; la diversification des domaines d’interventions ainsi que l’augmentation du nombre d’entreprises à accompagner au regard de la densité de la république. Il faut aussi ajouter la conduite des premiers audits de certification et l’organisation de l’Assemblée générale de CEMACNORM.

La présidente du Comité national de normalisation a insisté sur l’appui et le renforcement des Organisations nationales de normalisation, en épinglant quelques axes dans la Politique qualité régionale. Notamment, la déclinaison au niveau national des acquis de la politique régionale mais aussi, l’organisation du Prix qualité national et régional pour « encourager surtout la jeunesse à s’orienter vers le secteur productif », a dit Bernadette Nzamba.

Sur le plan régional, « les résultats ont été satisfaisants. Tout a été réalisé à cent pourcent », s’est félicité Didime Tchoumi, conseiller technique principal-PIQAC venu expressément de Libreville (Gabon) pour ces assises.

Il sied de rappeler que le programme PIQAC a un volet national et un volet régional. Ce dernier concerne sept pays de l’Afrique centrale : Le Gabon, le Tchad, le Cameroun, le Congo-Brazza, le Sao tomé et Principe, la Centrafrique et la République démocratique du Congo.

Parmi les résultats attendus au niveau régional, il était question entre autre, de mettre en place la Politique qualité régionale. C’est-à-dire, un texte qui donne la vision et l’orientation. Et dans le cas d’espèce, il s’agit de la Politique qualité qui présente ainsi la vision de sept pays bénéficiaires en ce qui concerne l’infrastructure qualité. Cette infrastructure qualité renvoie aux piliers comme la normalisation, la métrologie et l’évaluation de la conformité.

Le Comité de pilotage de la RDC est composé de douze membres issus des organisations de la Société civile, du Gouvernement, du secteur privé et des bailleurs de fonds. Le programme PIQAC est financé principalement par l’Union européenne et d’autre partenaire. Il est mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).

Auteur de l’article : ntambwe