Nangaa et sa machine

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Plus constant que Corneille Nangaa sur l’usage de la machine à voter, on meurt ! Jusqu’auboutiste jusqu’aux dents, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) étonne plus d’une conscience par son obstination à utiliser coûte que coûte cette nouvelle technologie. Malgré la clameur publique, au-delà de l’opposition, lui demandant d’abandonner l’usage de la machine à voter pour les scrutins du 23 décembre 2018.

L président de la Céni, Corneille Nangaa fait la démonstration de la Machine à voter devant l’Assemblée nationale

Le Potentiel

De cet acharnement, il y a bien lieu de s’interroger sur le mobile réel qui habite Nangaa. Pourquoi s’y accroche-t-il ?

Curieusement, lorsqu’on lui demande d’organiser un audit de ces machines comme il en a fait avec le fichier électoral, le président de la Ceni ne cède pas. Au contraire, Nangaa estime que l’audit de ces appareils « n’est plus nécessaire », car la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est en train d’exécuter le calendrier électoral, dont l’audit de ces machines n’est pas compris. Le président de la Ceni s’empresse de préciser que « l’audit de ces machines n’est pas compris dans le calendrier », mais refuse de reconnaitre que l’usage de la machine à voter elle-même n’est pas contenu dans le calendrier qu’il avait publié le 5 novembre 2017.

L’autre curiosité, c’est le silence de la Majorité présidentielle. Généralement, il est connu que lorsque la MP accepte aisément quelque chose, c’est qu’il y a anguille sous roche.

À l’allure où vont les choses, le président de la Ceni est en train de créer un camp de soutien à quelque chose que d’aucuns redoutent, y compris le pays de fabrication de cette machine, la Corée du Sud.

Comment, dès lors, dans de telles conditions, peut-on s’attendre à l’organisation des élections libres, démocratiques et apaisées si toutes les parties prenantes ne regardent pas dans la même direction ?

La machine à voter de Corneille Nangaa risque d’être un problème au lieu d’être une solution pour l’avenir du processus électoral congolais.