Sur le pas de Paris

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un chassé-croisé diplomatique de malheur ! C’est le ballet repris par les présidents angolais Joao Lourenço et rwandais Paul Kagame au niveau de Bruxelles.

Les deux présidents Joao Lourenço (à gauche) et celui du Rwanda Paul Kagame (à droite)

Écrit par Le Potentiel

Après Paris où ils ont rencontré le président français Macron. Cette valse diplomatique continue à mettre Kinshasa dans tous ses états. Car la crise politique entretenue délibérément en RDC s’est de nouveau invitée, comme par enchantement, aux pourparlers entre le roi des Belges et les deux chefs d’État africains, respectivement à la tête du comité de sécurité de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et à la présidence de l’Union africaine. Ils sont devenus un cauchemar pour Kinshasa qui craint que soient compromises ses chances de voir le chef de l’État congolais rempiler pour un troisième mandat, pourtant interdit par la Constitution du pays.

L’Angolais et le Rwandais ne cessent de rappeler à qui veut bien les entendre qu’ils ne jurent que par le respect des engagements pris par les parties congolaises impliquées dans l’Accord dit de la Saint-Sylvestre. Pour les deux dirigeants africains, aborder la crise de la RDC ne signifie nullement s’immiscer dans les affaires intérieures de ce pays, encore moins ourdir un complot contre lui.

Aussi redoutant d’être isolé par ses voisins africains, ‘‘trahi’’ par la France, le régime de Kinshasa, à l’instar d’un naufragé qui s’accroche à une branche portant des épines pour essayer d’échapper à la noyade, cherche-t-il à amadouer la Belgique. Des messages de condoléances et de sympathie, par exemple, ont été adressés au Premier ministre et au roi des Belges à l’occasion de l’attentat terroriste de Liège.

Kinshasa remue ciel et terre pour faire entendre sa voix dans les instances internationales. Le secrétaire général des Nations unies et le président de la Commission de l’Union africaine (UA), notamment, ont été saisis de l’indignation des autorités congolaises. Qui déplorent le ‘‘climat de suspicion permanent ’’ et la tendance à une ‘‘dramatisation négative outrancière ’’ sur la question de la RDC par certains pays et institutions.

À noter aussi que le chef de l’État est en train de suivre de près la politique de rupture d’avec son prédécesseur que son homologue angolais est en train de mener, lui qui était pourtant dauphin d’Edouardo Dos Santos. Le Congolais devra réfléchir par deux fois pour se trouver un dauphin. S’il ne continue pas de nourrir l’intention de briguer un troisième mandat.

Auteur de l’article : ntambwe