Mauvais présage

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Par Le Potentiel

La machine à voter n’est pas la bienvenue en RDC, surtout pas pour les scrutins de décembre prochain.  Cette technologie que cherche à imposer la Céni aux  élections de décembre 2018 traverse une zone de profondes turbulences. Non seulement que sa fiabilité suscite des doutes dans la classe politique congolaise, même au sein de l’administration de la Céni, cette technologie venue de la Corée du Sud ne convainc pas.

Machine à voter de la Céni

On en a eu la preuve avec la démission du responsable informatique de la Céni. Si la Céni refuse de donner les raisons exactes de cette démission, on sait néanmoins qu’il y a un profond malaise dans la cour de Corneille Nangaa.

Un vent de panique a gagné les côtes de la Céni. C’est le moins que l’on puisse dire. La machine à voter est redoutée par tout le monde. Personne n’accorde le moindre crédit à cette technologie sud-coréenne. Ailleurs – cas de l’Argentine et de l’Irak – la machine à voter a fait plus de malheur que de bonheur dans la conduite des élections.

Ironie du sort, en RDC, la Céni ne jure que par cette technologie pour, comme s’en défend son président, organiser les élections à la fin de cette année. On le lui concède. Ce n’est pas pour autant que la discussion est close.

La démission du responsable informatique de la Céni est venue jeter de l’huile sur le feu. Décidément, la machine à voter pose problème, de graves problèmes d’ailleurs.

Autant dire que les élections de cette fin d’année sont entourées d’un épais nuage d’incertitudes, tant que la Céni persistera sur sa volonté de recourir à la machine à voter. Il y a un mauvais augure. A moins que la Céni se ressaisisse à temps pour sauver un processus électoral au bord de la dérive.

La démission du n°1 de la cellule informatique de la Céni fait tache d’huile. C’est un coup dur pour la Céni qui doit vite se ressaisir pour refaire sa crédibilité dans l’opinion publique. Car, sa courbe de confiance est fortement entamée. Les remous qui secouent sa cellule informatique ne vont pas dans le sens de garantir un processus électoral véritablement équitable et apaisé. Mauvais présage !