Convocation de l’électorat le 23 juin : l’heure de vérité

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Ce samedi 23 juin 2018, la Céni convoque officiellement le corps électoral pour les scrutins combinés du 23 décembre 2018. Le 24 juin, ses bureaux seront prêts à recevoir les candidatures pour les législatives provinciales. Les prochaines semaines seront décisives, car il y a des bulles en l’air. D’un côté, la Céni doit prouver qu’elle est en mesure de conduire le processus électoral jusqu’à bon port. De l’autre côté, les partis politiques doivent se mettre en ordre de bataille.  Question : les parties prenantes au processus sont-elles prêtes à se jeter dans l’arène ? L’heure de vérité a sonné.

Le président de la Céni, Corneille Nangaa/Ph. John Bompengo

 Par Le Potentiel

Le processus électoral entre dans sa dernière ligne droite. Le 23 juin, la Céni convoque, conformément à son calendrier du 5 novembre 2017, le corps électoral pour les scrutins du 23 décembre 2018. Il est vrai que depuis un temps, elle multiplie des communiqués pour alerter les partis et regroupements politiques et les appeler à s’apprêter pour le grand sprint électoral. Le dénouement est prévu le 23 décembre 2018 par la tenue simultanée de la présidentielle ainsi que des législatives nationales et provinciales.

Ce n’est pas pour autant que tous les problèmes ont été surmontés. Car, entre la Céni et les partis politiques, il persiste encore des litiges autour des listes publiées par le ministère de l’Intérieur. Se disant incompétente à trancher sur cette question, la Céni a renvoyé les contestataires au ministère de l’Intérieur, seul habileté, selon elle, à trancher tout litige touchant aux partis politiques.

Si on n’a pas encore de certitude sur les partis et regroupements dûment autorisés à s’engager dans la course, la Céni a, à maintes reprises, laissé entendre qu’elle ne transigera pas au calendrier électoral. C’est dire que la date du 23 juin 2018 est irrévocable. Elle l’est d’autant plus, le 24 juin 2018, la Céni se propose d’ouvrir tous ses bureaux pour la réception des candidatures aux législatives provinciales. Un mois après, soit le 25 juillet 2018, ce sera le tour de la réception des candidatures à la présidentielle et aux législatives nationales.

L’incertitude plane

Mais, dans les faits, les choses risquent de se passer autrement. L’incertitude plane encore dans la mise en œuvre intégrale du calendrier électoral. Il y a d’un côté, la Céni qui ne rassure pas du tout. En cherchant à imposer hic et nunc la machine à voter aux scrutins de décembre 2018, la Céni s’est attiré la foudre de la classe politique qui voit en cette technologique une manière subtile pour la centrale électorale de planter le décor d’une tricherie à grande échelle.

D’autre part, il y a le gouvernement qui ne s’empresse pas dans l’accompagnement du processus électoral, essentiellement dans son volet financier. Si bien que la détermination de la Céni à boucler le processus dans les délais prévus dans le calendrier électoral pourrait bien se buter à des difficultés financières et logistiques à la suite d’un faible niveau d’engagement du gouvernement.

Mais, c’est plus au niveau des partis politiques que la machine pourrait se bloquer. A moins de deux jours de la convocation,  la Céni, moins encore le gouvernement, ne sont toujours pas fixés sur les partis qui ont reçu l’agrément de concourir aux prochains scrutins. A ce jour, il y a des partis politiques qui ne sont pas fixés sur leur sort. Certains, ayant introduit des records auprès de la Céni, ont été éconduits en dernière minute; la centrale électorale les ayant finalement renvoyés au ministère de l’Intérieur.

Est-ce dans ce climat de désordre dans l’administration des partis politiques que la Céni va convoquer ce samedi 23 juin le corps électoral ? Il y a une bonne raison de s’inquiéter. Il faut craindre que le processus électoral soit engagé sur de mauvaises bases. Car, en réalité, ni la Céni, ni le gouvernement, encore moins les partis et regroupements politiques ne sont prêts pour la date du 23 juin 2018. De part et d’autre, on continue à affûter les armes, avant de se lancer dans la bataille.

En attendant, la date du 23 juin 2018 sonne comme l’heure de vérité. C’est à partir de cette date qu’on mesurera de la volonté et de la capacité des uns et des autres à aller véritablement aux élections. 

Une pensée sur “Convocation de l’électorat le 23 juin : l’heure de vérité

  • 27 juin 2018 à 12 h 30 min
    Permalink

    COMME LES CONGOLAIS SONT INCAPABLES DE TROUVER UNE VOIE DE SORTIE DE CRISE QUI SOIT PLEINNE DE SAGESSE ET DE LUCIDITE , JE VOUS PROPOSE CECI :
    1*NEGOCIER AVEC KABILA UNE SORTIE MOINS DOULOUREUSE ET PLUS SECURISANTE POUR LUI ;
    2** AU 31 DECEMBRE , CE DEINIER DEVRA PASSER LA MAIN A UN HOMME INTEGRE ,NON-PROFETIONNEL DE LA POLITIQUE POUR DIRIGER LA TRANSITION JUSQU ‘AUX ELECTIONS CREDIBLES , IMPARTIALLES ET DONC , QUI NE SERONT PAS CONTESTEES
    3***A MON SENS , CET HOMME C’EST Mgr MONSENGWO , HOMME D’EXPERIENCE ET HOMME INTEGRE . IL DEVRA FORMER UN GOUVERNEMENT COMPOSE PRESQU’EXCLUSIVEMENT DES MEMBRES DE LA SOCIETE CIVILE ET DONNER LE TEMPS AUX POLITICHIENS DE MIEUX S’ORGANISER. C’EST LA VOIE DE LA SAGESSE.
    SI NON CE SERA UN SAUT DANS L’INCONNU.

Commentaires fermés.