Kinshasa : Les jeunes de l’Afrique centrale outillés en matière d’analyses avancées en bio-statistique

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pour renforcer les compétences des jeunes africains en méthodes d’analyses dans les universités et plusieurs milieux professionnels, Kinshasa abrite un atelier sous régional de haut niveau en bio-statistique.

Une vue de la ville de Kinshasa

Par Godefroid Ngamys

Plus de 25 jeunes chercheurs et cadres de l’Afrique Centrale francophone participent, depuis le 18 juin 2018, à un atelier de formation en méthodes d’analyses statistiques avancées en Epidémiologie et Bio-statistiques.

Cette activité qui se tient au CEDESURK (Centre  de Documentation de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et de la Recherche de Kinshasa), va s’étendre jusqu’au 29 juin 2018. Elle est organisée par l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de
Kinshasa (ISTM-Kin), en collaboration avec Population and Health Research Institute (Pheri), CEDESURK (Kinshasa), les Universités de Northumbria et Portsmouth (Grande Bretagne) et l’Université de Witwatersrand (Afrique du Sud).

Contacté par la presse, le Professeur Ngianga-Bakwin Kandala de l’Université de Northumbria et Witwatersrand, représentant également les Universités Britanniques, a fait savoir que cette formation rentre dans le cadre d’un consortium SSACAB(The Sub-Sahara Africa Consortium of Advance Training in Biostatistics) regroupant 20 institutions de recherche dans 14 pays de l’Afrique subsaharienne d’expression anglaise y compris la République Démocratique du Congo (seul pays francophone).

« Ceci constitue une réponse à la demande croissante aux besoins de connaissances et compétences en Méthodes d’analyses dans les Universités et plusieurs milieux professionnels. Il s’agit d’une formation intensive de 10 jours dans les domaines suivants : analyse de régression à l’aide de logiciel statistique R, analyse de survie (biographie), analyses multi-niveaux, système d’équations généralisées et analyse spatiale », a dit le Professeur Ngianga-Bakwin Kandala. Et ce dernier d’ajouter: «Après l’organisation des modules sur le Système d’équations généralisées, la deuxième phase a débuté le lundi 25 et va s’étendre au 29 juin 2018. Elle sera dominée par les cours d’analyses de régression sur base  du logiciel R, l’analyse de survie, les analyses multi-niveaux et des analyses  spatiales. Compte tenu de l’aspect pratique de l’application de la Bio statistique, beaucoup de temps seront consacrés aux exercices pratiques».

Il convient de souligner que les cours sont dispensés par des enseignants expérimentés du PHERI et l’Université de Kinshasa (Prof. Jacques Emina) et des Universités étrangères, notamment les Universités de Northumbria de la Grande Bretagne ainsi que l’Université de Witwatersrand).

Prenant la parole à l’ouverture de l’atelier, le Directeur général de l’ISTM-Kin, le professeur François Mpona-Minga Mishama, a souligné que «cette formation rentre  dans le cadre d’un partenariat entre l’ISTM-Kin et le consortium SSACAB qui va permettre à l’ISTM d’ouvrir dès l’année académique prochaine (Octobre 2018), une maîtrise et un doctorat en Bio-statistique».

Les participants sont venus du Gabon, du Tchad et de la RDC (Afrique centrale). Ils sont constitués des jeunes chercheurs en Santé publique, Epidémiologie, Démographie, Economie, Psychologie, médecins, professionnels de santé publique, étudiants et doctorants en Bio-statistique.