Processus électoral : la tripartite CNSA-gouvernement-Céni s’ouvre ce mardi

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Maintes fois reportée, la tripartite CNSA-gouvernement-Céni s’ouvre enfin ce mardi 3 juillet à Kinshasa.Par Pitshou Mulumba

L’évaluation de la mise en œuvre du compromis politique signé le 31 décembre 2016 sous l’égide des évêques catholiques est au menu de la tripartite -Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA), gouvernement et commission électorale nationale indépendante (Céni). Les travaux qui s’ouvrent, sauf changement de dernières minutes, ce mardi 3 juillet au Palais du peuple, seront déterminant notamment sur le climat qui devra caractériser finalement la tenue des élections à la date indiquée au calendrier électoral, c’est-à-dire le 23 décembre 2018.

Début de vote le 28/11/2011 à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le comité préparatoire mis en place mardi 26 juin a prolongé ses travaux jusqu’hier lundi 2 juillet. Il a été question, pour toutes les parties, de s’accorder sur des matières à soumettre en discussion. Il s’agit, entre autres, des élections, de la décrispation politique, des partis politiques, de la machine à voter, du financement des élections, de l’indemnisation des familles victimes des événements de 2016, etc.

Selon le communiqué du CNSA rendu public, vendredi 29 juin, la tripartite va durer quatre jours.

Pour rappel, la tripartite n’avait plus été convoquée depuis début 2018 en raison des divergences entre les trois parties. Le président du CNSA, Joseph Olengankoy, a rencontré, lundi 25 juin, le Premier ministre Bruno Tshibala afin d’aplanir les “divergences” sur la tenue de cette réunion à quelque six mois des élections prévues le 23 décembre 2018.

En réaction à rendez-vous, le député Jean-Baudouin Mayo de l’Union pour la nation congolaise (UNC) estime qu’« il n’y a que la volonté du président Kabila qui s’applique ». « Nous, nous n’attendons rien de cette réunion. Pour nous, la communauté internationale devrait faire pression davantage sur le président Kabila pour qu’il libère le processus électoral. Il n’y a que ça », a déclaré M. Mayo.

Selon lui, les élections doivent se tenir conformément au calendrier électoral publié par la Céni. « Nous les attendons au tournant parce que le calendrier de la Céni a programmé les élections au 23 décembre 2018. Il n’y aura pas d’excuses », a ajouté Jean-Baudouin Mayo.

Du côté du Rassemblement Kasa-Vubu, on estime que la réunion tombe à point nommé pour rassurer toutes les parties prenantes au processus électoral. « La première chose que nous attendons de la tripartite, est qu’on évalue de fond en comble le processus électoral, afin de donner des garanties à tout le monde que les élections qui viennent sont des élections qui vont nous amener, non pas dans le chaos mais dans une alternance paisible », a fait savoir Me Claude Bafwafwa, membre du Rassemblement Kasa-Vubu.