Sous perfusion

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Plus que cinq mois nous séparent de la date fatidique du 23 décembre 2018, prévue pour la tenue de scrutins combinés : présidentielle, législatives nationales et provinciales.

Avec la fin des opérations de réception et traitement des candidatures aux provinciales, les premières frictions sont apparues sur un processus électoral que la Céni cherche à verrouiller de bout en bout, loin des regards de la communauté internationale.

Dans un récent rapport, Human Rights Watch (HRW) a une fois de plus tiré la sonnette d’alarme. L’Ong internationale émet les plus grands doutes sur la possibilité d’organiser des élections démocratiques et libres, transparentes en RDC. Elle fonde ses inquiétudes sur le renforcement des violences politiques généralisées en cette période préélectorale.

Début de vote le 28/11/2011 à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

HRW prend notamment en compte les menaces du Comité laïc de coordination (CLC) qui a promis de mobiliser la rue, si jamais il était convaincu qu’il n’y avait aucune lueur d’espoir pour des élections apaisées en décembre prochain.

« Il y a toujours beaucoup d’incertitudes quant à savoir si le Président Kabila va se retirer en accord avec la Constitution, et permettre un scrutin crédible qui marquerait la première transition démocratique en RD Congo depuis son indépendance », a déclaré la directrice pour l’Afrique centrale à HRW, rappelant que « si Kabila ne le fait pas, cela renforcera le risque de violences et d’instabilité à grande échelle, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour toute la région ».

Les prochains mois seront fortement agités. Les tensions iront certainement crescendo dans la mesure où la Céni lance dès le 25 juillet l’enregistrement des candidatures aux législatives nationales et à la présidentielle.

Ça sera donc l’heure de vérité pour savoir si oui ou non le président Kabila persistera dans la voie d’un 3ème mandat.

Autant dire que les élections sont véritablement sous perfusion. Tout peut arriver, dans un sens comme dans un autre.

 

One thought on “Sous perfusion

  1. <> DIT LE PROVERBE. LA MEDIOCRITE DE LA CLASSE POLITIQUE -TOUS BORDS CONFONDUS- S’ETEND MALHEURESEMENT JUSQU’AU NIVEAU DU JOURNALISME DANS LE PAYS PAR SA INCAPACITE A ANALYSER EN PROFONDEUR LES CAUSES DU MAL CONGOLAIS : PERVERSITE DES POLITICHIENS….
    LES ELECTIONS EN ELLES MEME N’ONT JAMAIS RESOLU UNE CRISE AUSSI PROFONDE DANS UN PAYS AUSSI EN RUINE COMME LE CONGO. TOUS CES POLITICHIENS QUI SE PRECIPITENT AU PORTILLON N’ONT QU’UNE IDEE EN TETE : GAGANER DE L’ARGENT EN DECROCHANT UN POSTE, REMPLACER CELUI QUI EST DANS LE FAUTEUIL . POURQUOI PARTIREZ -T-IL ALORS.? MISERABLES.

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