Franc jeu

Partager
  • 1
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    1
    Partage

L’aboutissement heureux du processus électoral en RDC devient de plus en plus hypothétique. Chaque jour qui passe, les acteurs politiques congolais peaufinent des stratégies pour bloquer la machine. Les spécialistes en la matière se trouvent être les membres de la Majorité présidentielle. Le blocage observé à l’issue des travaux de la tripartite CNSA- Gouvernement- CENI, en est une illustration éloquente.

Le Potentiel

Réunis dans le but d’évaluer la mise en œuvre de l’Accord de la Saint Sylvestre, les participants à cette rencontre n’arrivent pas à s’accorder. Motif : les trois parties n’ont pas un même objectif. Chacun ayant son agenda, le blocage est manifeste. Il est surtout perceptible dans le camp de la Majorité qui cherche par tous les moyens à reporter les élections combinées du 23 décembre à une date ultérieure.

Pourquoi toutes ces manœuvres ? La réponse est simple. La Majorité au pouvoir et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ne jouent pas franc jeu. Pour preuve, elle tergiverse sur les recommandations formulées dans l’Accord de la CENCO signé le 31 décembre 2016, par toutes les parties impliquées dans la crise politique au Congo. Une telle attitude est loin d’aboutir à une véritable évaluation de l’Accord et du processus électoral.

La libération des prisonniers et d’exilés politiques, sont  parmi les questions qui bloquent la machine. Et pourtant, l’Accord du Centre interdiocésain est explicite à ce sujet. C’est ce qui fait dire à certains analystes que le gouvernement ne roule pas pour la décrispation de la crise politique en RDC. Bien au contraire, il est pour le statu quo.

Face à cette situation, le Conseil national du suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) a un morceau dur. Il doit tout mettre en œuvre pour amener les deux autres composantes de la tripartite au respect pure et simple de l’Accord. Pour y arriver, les acteurs impliqués sont appelés à jouer franc jeu.