Le doute persiste

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La crise politique entretenue délibérément par le pouvoir à Kinshasa ne présage pas une organisation apaisée des élections. Les conditions ne sont pas jusque-là réunies pour ce faire.Le Potentiel

Du côté majorité, le décor semble être planté pour créer un imbroglio pouvant plonger le pays à feu et à sang. L’objectif étant de faire un forcing pour le 3ème mandat de leur autorité morale, pourtant interdit par la Constitution. Ou imposer un dauphin au cas où celui-ci est désigné par le bon vouloir du chef. Mais à un jour de la date de clôture du dépôt des candidatures telle que fixée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le 8 août 2018, aucune initiative n’est dévoilé dans un sens comme dans un autre.

Vraisemblablement, le pouvoir s’y prend mal pour jouer le sale jeu. Après plusieurs subterfuges non encore réussis, il s’emploie à écarter de la course à la présidence de la République l’un des sérieux prétendants au fauteuil présidentiel. Le porte-parole du gouvernement a, une fois de plus, fait montre de son aversion pour l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga, en débitant des contre-vérités sur ce dernier au cours de l’émission ‘‘Le débat’’ sur Radio Top Congo : « Moïse Katumbi n’a jamais introduit une demande d’autorisation pour le survol du ciel congolais et l’atterrissage de son jet privé », « Il n’a jamais foulé le sol congolais à Kasumbalesa et ne s’est présenté devant un agent de la DGM (Direction générale de migration) ». Et pour conclure, il a laissé entendre que Moïse Katumbi « fait du cinéma ».

Qu’à cela ne tienne, l’opposition politique, qui n’est pas dupe, ne va pas se laisser prendre au piège. Elle est appelée, plus que jamais, à resserrer les rangs en présentant une candidature unique. Cela, à 24 heures de la date de clôture du dépôt des candidatures telle que fixée par la Céni, le 8 août. L’opposition ne devrait plus commettre l’erreur d’aller en ordre dispersé à la présidentielle 2018, comme elle l’a commise en 2006 et 2011, faisant ainsi le lit de la majorité présidentielle.

Quoiqu’il en soit, au regard du tralala qu’offre le pouvoir, le doute persiste sur la tenue des scrutins apaisés, libres et démocratiques.

Auteur de l’article : ntambwe

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