Victoire au peuple

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

C’est enfin officiel. Joseph Kabila ne sera pas candidat à sa propre succession. En désignant Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat du Front commun pour le Congo (FCC), plateforme électorale dont Joseph Kabila est autorité morale, la majorité au pouvoir vient de prouver à la face du monde son esprit de « respect de la démocratique ».

Le Potentiel

Pour le peuple congolais dans son ensemble, c’est une première victoire dans la lutte pour l’alternance au pouvoir.

C’est une bataille qui est, certes gagnée, mais pas la guerre. Dans les rangs de l’opposition, l’on crie déjà à la victoire, même si l’on reconnait que le chemin à parcourir reste encore long.

Parmi les autres batailles auxquelles ceux qui aspirent au changement font face, l’on note l’utilisation de la machine à voter lors de la présidentielle et des législatives du 23 décembre 2018. Mais il y a également l’alternance à la tête de l’État qui exige l’inclusivité du processus électoral.

Ce qui devra permettre à tous les fils et toutes les filles de la RDC désireux de briguer la magistrature suprême de le faire en toute quiétude.

Malheureusement, du côté du pouvoir, l’on met tout en marche pour empêcher d’autres Congolais à déposer leurs dossiers de candidature à la Céni. Là, il est clairement établi que Joseph Kabila et sa famille politique ne jouent pas franc jeu.

Une autre bataille, et non des moindres que l’opposition doit mener, c’est celle de s’organiser pour désigner une candidature unique. Une candidature qui devra faire face à la machine kabiliste qui tient coûte que coûte à conserver le pouvoir.

Qu’à cela ne tienne. La population congolaise n’attend qu’une seule chose : l’alternance au pouvoir par la voie démocratique. Ce qui permettra à la RDC de redécoller après de longues crises auxquelles le pays a eu à faire face.

Dans tout cela, le président Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat a expiré depuis le 31 décembre 2016, Sénateur à vie selon la loi, est donc invité à bien observer le processus afin que les élections du 23 décembre soient inclusives, démocratiques, transparentes et apaisées.