Et après…

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Avant la clôture de dépôt des candidatures à la l’élection présidentielle de décembre 2018, les Congolais n’attendaient qu’une chose : voir le président Joseph Kabila renoncer au 3ème mandat.

Chose qui est faite avec succès. Le Chef de l’État s’est choisi un dauphin pour le prochain scrutin présidentiel de décembre.

Il y a lieu d’affirmer qu’il ne s’agit là que d’une première étape. L’opposition congolaise, accompagnée du peuple qui ne jure que par une vraie alternance démocratique, ne doit pas baisser les bras.

Tout ne se résume pas à un simple dépôt des candidatures, mais plutôt au scrutin proprement dit. Celui-ci devra être consensuel, transparent et libre. Surtout que le choix du dauphin n’est rien d’autre que la volonté du seul président de la République et non de la Majorité présidentielle, moins encore du Front Congo pour le Congo.

Le Chef de l’État qui vient de poser un acte démocratique, ne pense pas en tout cas laisser si facilement les institutions du pays. Il garde la mainmise sur tout l’appareil de l’État, usant d’une influence considérable. C’est à l’opposition donc de rester vigilante et de continuer la bataille jusqu’au bout.

Du côté de la majorité au pouvoir, rien n’est encore perdu. Même s’il ne fait pas l’unanimité, le choix d’Emmanuel Ramazani Shadary comme successeur de Joseph Kabila à la magistrature suprême, pour le compte du FCC, ne doit pas être perçu d’avance comme une victoire pour l’opposition.

In fine, les candidats connus, il faudrait à présent se concentrer au déroulement des élections proprement dites. Les deux camps (la Majorité et l’opposition) ne se sont pas encore mis d’accord sur l’usage de la machine à voter. Un problème qui nécessite un consensus sérieux. Et, les acteurs politiques devront tout mettre en place afin d’offrir aux Congolais de « bonnes » élections qu’ils attendent depuis 2016.

Pour réussir ce combat de l’alternance au sommet de l’Etat congolais, il faut simplement être éveillé et vigilent. Une patte cassée, n’empêchera jamais mille-pattes de marcher. Sans doute, la partie au pouvoir dirigée par le Chef de l’Etat réfléchit déjà sur les stratégies à mettre en place pour gagner les élections. Vigilance oblige!