Jusqu’au bout 

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L’opposition au régime Kabila ne ménage aucun effort pour que les élections de décembre 2018 soient inclusives. Qu’il n’y ait donc pas exclusion des candidats aux différents scrutins. Pour l’une des plates-formes électorales de cette opposition, ‘‘Ensemble pour le changement’’, elle fait de l’inclusivité le préalable à des élections crédibles et transparentes. Et dans les tout prochains jours, fait-elle savoir, une mobilisation de la population sera organisée sur l’ensemble du territoire national afin de mettre la pression sur les autorités.

Comme on peut le constater, cette partie de l’opposition croit encore que le pouvoir – le président de la République, la Céni et la justice – revienne sur sa décision d’écarter l’ex-gouverneur Moïse Katumbi de la course à la présidentielle. Elle croit que le ballet diplomatique de ces derniers jours aura raison du chef de l’État congolais. Cela en sus de pressions internes, notamment les marches pacifiques, comme celle programmée le samedi 18 août prochain afin d’exiger, entre autres, l’inclusivité du processus électoral qui implique la participation de Moïse Katumbi à la prochaine présidentielle.

Mais il faut noter le silence du pouvoir aux deux requêtes introduites par ‘‘Ensemble’’ auprès du Conseil d’État pour faire valoir le droit de son président, exclu du processus électoral, faute de n’avoir pas pu enregistrer sa candidature à la Céni. Ce qui n’augure rien de bon. En effet, c’est depuis le 10 août 2018 que les requêtes sur la liberté de l’ancien gouverneur d’entrer en RDC et d’y circuler librement ainsi que sur les mesures conservatoires qui permettraient à ce dernier de déposer sa candidature à la Céni.

Tout le monde est unanime à reconnaître que la tenue d’élections crédibles le 23 décembre pourra offrir un avenir plus stable au peuple congolais. Des scrutins qui continuent de susciter de grandes attentes tant au sein de la population congolaise qu’au niveau de la communauté internationale, car il y va de la consolidation de la stabilité de la RDC et de toute la sous-région de l’Afrique centrale. C’est ainsi que la crédibilité et le caractère inclusif de ces élections sont attendues. Aussi l’opposition maintient-elle la pression jusqu’au bout. Jusqu’à faire plier le pouvoir.