Candidature commune d’opposition à la présidentielle : un compromis se dessine

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Six ténors de l’opposition ont convenu lundi dernier d’unir leurs efforts en vue de parvenir à une candidature commune à la présidentielle du 23 décembre 2018.

Au-delà de cet engagement, ils ont promis de maintenir la pression en vue d’élections « crédibles » et obtenir le retour au pays de Moïse Katumbi.

« Nous poursuivons les concertations en vue de désigner un candidat commun autour d’un programme commun afin d’améliorer les conditions de vie des populations congolaises », ont-ils déclaré dans un communiqué signé par Félix Tshisekedi (Union pour la démocratie et le progrès social), Vital Kamerhe (Union pour la nation congolaise), et par des représentants de Jean-Pierre Bemba (Mouvement de libération du Congo), rentré en Belgique, et de Moïse Katumbi (Ensemble pour le changement), toujours interdit d’entrée sur le territoire.

Dans cette première déclaration commune depuis la clôture du dépôt de candidature le 8 août, ils appellent à « la tenue d’élections démocratiques et crédibles » et demandent à nouveau « le retour de Moïse Katumbi dans son pays pour qu’il participe à l’élection présidentielle ».

Ex-allié du président Kabila, avant de prendre ses distances et d’être porté à la tête d’Ensemble pour le changement, sa plateforme électorale, Moïse Katumbi a été empêché dernièrement de rentrer en RDC pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle. Depuis lors, ses partisans ont promis de saisir la justice et de mobiliser la rue pour le rétablir dans ses droits.

Pour un « processus électoral plus inclusif »

De leur côté, les ex-rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) « considèrent encourageant » la décision de Joseph Kabila de ne pas se présenter à un troisième mandat en contravention de la Constitution. « Néanmoins, nous lui demandons de lever tous les obstacles à la bonne tenue d’un scrutin libre, transparent, crédible, inclusif et apaisé », poursuit le M23 dans un communiqué.

Le groupe rebelle affirme être « physiquement présent sur le territoire national congolais depuis le 14 janvier 2017 » et ne pas « répondre aux multiples provocations » de l’armée.

« Cependant cette attitude d’abstention ne sera maintenue que si, et seulement si, le processus électoral actuel se révèle plus inclusif, transparent et libre de manière à garantir toute la confiance des électeurs », prévient le M23.

Le M23 est considéré comme le dernier avatar de la rébellion à dominante tutsi soutenue par le Rwanda et l’Ouganda en RDC. Il a été vaincu fin 2013 après avoir occupé Goma un an auparavant.

LP