Démocratie en péril

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La politique en RDC devient de plus en plus un terrain très glissant. La stratégie de l’exclusion de certains pions dans le jeu politique est désormais une véritable arme pour conserver le pouvoir le plus longtemps possible. C’est le cas avec Moïse Katumbi qui est mis intentionnellement hors-jeu pour le prochain scrutin présidentiel. Cette décision n’a qu’un seul mot : acharnement.Par Le Potentiel

Dans un état qui se veut vraiment démocratique, on compte plus sur la justice. Malheureusement en RDC, on assiste à une sorte d’instrumentalisation de la Justice, visiblement au service du pouvoir pour l’aider à atteindre ses visées politiques.

Le retour de Katumbi en terres congolaises a été suivi d’un grand embargo en RDC. Comme s’il n’en suffisait pas, le leader d’Ensemble pour le changement est actuellement sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé par Kinshasa.

À quelques mois des élections de décembre prochain, la décrispation politique par la libération des prisonniers détenus pour des motivations purement politiques tarde à se concrétiser. Encore une fois, c’est l’accord du 31 décembre 2016 qui est foulé aux pieds. Il y a notamment Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo, Gérard Mulumba, Franck Diongo et bien d’autres qui se retrouvent dans cette catégorie.

La démocratie rime avec liberté. On ne peut donc pas concevoir une démocratie où la justice n’est pas rendue de manière équitable. Ce qui n’est malheureusement pas le cas en RDC.

La justice congolaise est loin de satisfaire. Elle reste encore régentée par le pouvoir en place qui la manipule à sa guise.

La démocratie congolaise a encore de grands obstacles à franchir, tant que la justice ne prendra pas le relais afin de garantir les droits civiques à tous – quel soit son rang social. Ce qui passe pour une chimère dans ce Congo qui n’est finalement démocratique que par sa dénomination.

Auteur de l’article : ntambwe