Excès de zèle 

Partager
  • 1
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    1
    Partage

C’est par le ministre de la Justice que la majorité au pouvoir agit pour exclure par toutes les voies des adversaires redoutables à la prochaine présidentielle. Moise Katumbi, leader d’Ensemble pour le changement, est le plus visé. Tout est mis en place pour qu’il ne soit de la course présidentielle de cette fin d’année.Par Le Potentiel

Foulant aux pieds l’indépendance de la justice, le Garde des sceaux vient d’adresser une lettre au procureur général près la Cour de cassation de la RDC, à transmettre à la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

C’est la chasse aux binationaux qui est engagée. Pour les esprits lucides, l’acte posé par le Garde des sceaux n’est pas loin d’une chasse aux sorcières.

Comme le font remarquer certains commentateurs, tous ceux qui s’opposent à la démarche du ministre estiment que, pour plus d’équité, « il faudra retirer tous les arrêtés signés depuis 2015, l’année précédant la fin du mandat constitutionnel de Joseph Kabila ». Pour eux, « cette démarche aurait eu toute sa pertinence et toute son objectivité si elle avait été entreprise bien avant, en dehors de cette période de suspicion et de règlements des comptes ».

Encore, c’est le leader d’Ensemble qui est indirectement visé. Alors qu’aucune mesure de décrispation politique n’est envisagée pour la libération des prisonniers politiques, considérés comme des figures emblématiques, la majorité au pouvoir fait fi de pressions tant internes qu’externes pour des élections apaisées et inclusives.

A quatre mois des élections du 23 décembre 2018, il y a des signes inquiétants. Le président de la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo) vient d’en faire mention en ce début de semaine. L’église catholique, qui a parrainé l’Accord politique du 31 décembre 2016, pense qu’on est encore loin des élections apaisées.

Par un excès de zèle d’une majorité aveuglée par le souci de conserver à tout prix le pouvoir, on se dirige droit vers un processus électoral particulièrement agité.

Auteur de l’article : ntambwe