L’appel des églises

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« Trop de critiques tuent l’élection ». Le propos est du président du Sénat, Léon Kengo, dans une interview, hier, à RFI. Ce vieil homme d’État s’invite au débat qui ne fait que s’amplifie autour de la machine à voter, cette technologie importée de la Corée du Sud par la Commission électorale nationale indépendante pour le scrutin du 23 décembre 2018.

Par Le Potentiel
Est-ce une simple coïncidence d’agendas ? Le Conseil œcuménique des Eglises (COE), réuni à Kinshasa, pense qu’un consensus est nécessaire dans l’utilisation de la machine à voter aux élections de décembre prochain. Il revient également sur la nécessité de dissiper tous les malentendus entre parties prenantes en vue des élections inclusives. La Centrale électorale s’est-elle engagée sur une pente raide ?

« Je crois que si les opérateurs politiques considèrent que cette machine n’est pas faible, il faut la soumettre à l’expertise », insiste le président du Sénat. Comme lui, plusieurs invitent la Céni à tempérer son arrogance.

Même si, à ce stade, le processus électoral respecte la Constitution et le calendrier électoral, les responsables religieux se disent tout de même « inquiets » suite au manque de consensus sur certaines questions relatives à l’organisation des élections : décrispation de l’espace politique, électeurs sans empreintes,machine à voter, inclusivité, consensus…

Autant de dossiers qui méritent une attention particulière si vraiment la Céni tient à organiser des élections qui soient acceptables par tous. Pour des raisons apaisées, tous les acteurs doivent regarder dans la même direction. C’est un défi que tous les acteurs politiques doivent relever afin que tout se passe comme prévu.Car, un scrutin contesté d’avance est voué à l’échec et débouche sur le chaos. Il suffit d’avoir ses deux oreilles…