Bis repetita

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Les bleu et blanc reprennent, ce lundi, le chemin de l’école après deux mois de vacances. Une rentrée scolaire qui intervient, comme depuis des décennies, dans un contexte difficile à la fois pour les parents, les enfants et les écoles. Les prix des fournitures scolaires ont particulièrement fauché les parents par une flambée sans précédent. L’achat des objets classiques dans les différents marchés de la ville de Kinshasa reste timide, le pouvoir d’achat du Congolais moyen étant en-deçà de la moyenne.

Par Le Potentiel

Non seulement la flambée des prix, les promoteurs d’école en profitent pour faire leurs choux gras. Dans la plupart de cas, à Kinshasa, les fournitures scolaires sont vendues aux écoles, malgré l’interdiction de l’autorité urbaine. Assurément, tenir une école devient un véritable business. Peu importe la qualité de la formation à donner aux enfants.

Et comme à l’accoutumé, le gouvernement se veut rassurant face au banc syndical menaçant. C’est encore l’image d’une rentrée scolaire sur fond de tensions entre syndicats et gouvernement. Ce dernier vient d’engager le dialogue avec le banc syndical des enseignants. Ce qui est, certes, encourageant. Étant donné que ces négociations ont démarré dans le but d’harmoniser les vues. Mais… La pratique devient une routine. Et pourquoi donc faudra-t-il toujours attendre la pression pour prêter oreille aux revendications salariales ?

Pourtant, un gouvernement qui se soucie de l’avenir de sa jeunesse devrait anticiper, en plaçant le corps enseignant dans des conditions acceptables. Hélas ! Autrefois qualifié de « beau métier », le métier d’enseignant devient la risée de tous.

Cette année, comme les années antérieures, on assistera aux mêmes menaces et revendications des syndicalistes, aux mêmes promesses fallacieuses du gouvernement et aux mêmes jérémiades des parents. Les enfants, eux, demeurent de grands perdants dans ce marché de dupes.