C. Nangaa : « La Céni ne fera pas marche en arrière »

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Après la clôture de la phase de dépôt des candidatures à la présidentielle ainsi qu’aux législatives nationales et provinciales, la Céni est décidée de passer à la vitesse supérieure, avant le grand rendez-vous électoral du 23 décembre 2018. A la Centrale électorale, des réunions s’enchaînent. Dès ce lundi 3 septembre, elle commence l’affichage progressif des listes provisoires des électeurs retenus dans le fichier électoral. Malgré toutes les critiques, la Céni tient le cap. En séjour en Corée du Sud, son président, Corneille Nangaa, est formel : « La Céni ne fera pas marche en arrière ».

Le Potentiel

Petit à petit, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) plante le décor en vue de la tenue d’élections du 23 décembre 2018. A la Centrale électorale , on n’exclut tout report au-delà de la date retenue dans le calendrier électoral. Ce n’est pas pour autant que les critiques ont tari.

En RDC, comme à l’extérieur, des gens doutent de la capacité de la Céni à organiser en toute sérénité le triple scrutin du 23 décembre 2018 qui inclut notamment la présidentielle et les deux phases de législatives (nationales et provinciales). Loin de toutes les remarques, formulées çà et là, la Céni se montre plutôt imperturbable.

Alors qu’il se trouve en mission de travail à Séoul (Corée du Sud) auprès du fabricant de la machine à voter, Corneille Nangaa, président de la Céni, ne baisse pas les bras. Il ne cache pas non plus sa volonté d’aller de l’avant. « J’ai une mission, c’est elle d’organiser les élections à la fin de cette année. Toutes les critiques qui sont lancées vers la Céni n’ébranlent pas ma détermination d’aller de l’avant. De toutes les façons, la Céni ne fera pas marche en arrière. Le 23 décembre 2018, il y a aura élections. Que chacun se prépare. A la Céni, nous nous y préparons activement », a dit à notre rédaction Corneille Nangaa, lors d’une conversation téléphonique depuis Séoul, en Corée du Sud.

Cap vers décembre 2018

Sur quoi Corneille Nangaa fonde-t-il toute sa conviction ? De l’avis du président de la Céni, les étapes déjà franchies le réconfortent dans la tenue d’élections dans l’échéance fixée dans le calendrier électoral, soit le 23 décembre 2018. Avec le bouclage des opérations de réception et traitement des candidatures aux scrutins prévus à la fin de cette année, la Céni pense avoir envoyé un signal fort qui devrait rassurer toutes les parties impliquées au processus électoral.

En attendant la publication des listes définitives des candidatures à la présidentielle ainsi qu’aux législatives nationales et provinciales, la Céni s’attèle à mettre en place toute l’architecture électorale en vue des élections de décembre prochaine.

Dès ce lundi 3 septembre, il est prévu l’affichage progressif, d’abord à Kinshasa ensuite dans les démembrements de la CENI en province, des listes provisoires des électeurs retenus dans le fichier électoral. Pour plus de transparence, la CENI promet également d’afficher les listes des personnes radiées ainsi que celles sans empreintes digitales.

« Pour mettre fin, à l’intoxication concernant les électeurs dont les empreintes sont illisibles dans le fichier électoral, la Céni informe, tout en rappelant que leur présence est autorisée par l’article 22 des mesures d’application de la loi sur l’identification et l’enrôlement des électeurs, qu’elle procède dès ce lundi 03 septembre 2018 à l’affichage des listes provisoires des électeurs aux sites de vote », a dit à ce propos le vice-président de la Céni,

Norbert Basengezi Katintima. Avec cette opération, la Céni pense effectuer les corrections éventuelles sur les données des électeurs et radier les personnes décédées : une manière, se dit-on dans ses rangs, de répondre également à l’une des recommandations de l’audit du fichier électoral formulée par l’Organisation internationale de la Francophonie(OIF).

Juste après l’opération d’affichage des électeurs retenus dans le fichier, la Céni devrait se lancer dans le repérage (géo-localisation) des bureaux de vote ainsi que le recrutement imminent de plus de 600.000 agents temporaires pour servir dans les bureaux de vote et de dépouillement. Sans compter la réception imminente de près de 70.000 machines pour laquelle son président a fait le déplacement de Séoul.

La machine à voter : un dossier classé

Pour les élections du 23 décembre 2018, la Céni a déjà fait son choix. Tout se fera avec la machine à voter, a une fois de plus confirmé Corneille Nangaa. Son déplacement pour Séoul s’inscrit dans ce cadre. « L’option de la machine à voter a été déjà levée au niveau de la Céni. On ne peut plus y revenir », tranche-t-il. N’en déplaise, dit-il, à la meute de fossoyeurs qui tentent de torpiller le travail de la Céni.

En lieu et place de s’attarder sur un choix d’ores et déjà validé par l’Assemblée plénière de la Céni, en l’occurrence le recours à la machine à voter en décembre prochain, Corneille Nangaa invite plutôt toutes les parties prenantes au processus électoral à poursuivre le débat démocratique dans le respect des règles et à accompagner la Céni dans la sensibilisation des électeurs.

C’est dire qu’à trois mois des élections du 23 décembre 2018, la Céni reste optimiste. Selon son président, le rendez-vous électoral de décembre 2018 est incompressible. Tout se fera, note-t-il, avec la machine à voter et un fichier électoral dont le secret sera dévoilé progressivement à partir de ce lundi 3 septembre.