Compte à rebours

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Les Congolais se préparent à aller aux élections le 23 décembre 2018. L’enjeu de ces scrutins est surtout d’assurer une passation de pouvoir démocratique et pacifique au sommet de l’État. Ce que la République démocratique du Congo n’a jamais vécu depuis son accession à l’indépendance, le 30 juin 1960. Le challenge pour la RDC aujourd’hui est de parvenir à organiser les élections crédibles, démocratiques et transparentes dans le délai fixé par le calendrier de la Céni. 

Par Le Potentiel

C’est le vœu non seulement de la communauté internationale qui mise sur des élections apaisées en RDC, mais aussi de l’Opposition congolaise qui attend de ces scrutins un point de départ pour la sauvegarde de la jeune démocratie. C’est aussi pour la stabilité du Congo-Kinshasa sans laquelle l’émergence du pays serait compromise. Les forces sociales et politiques du changement souhaitent que ce processus électoral aboutisse à de vraies élections dont les résultats seront acceptés par toutes les parties prenantes.

C’est dans cette optique que s’inscrit le périple américain du président d’Ensemble aux USA. Moïse Katumbi mise sur de vrais élections, c’est-à-dire celles organisées conformément aux résolutions de l’accord du 31 décembre 2016. Ces résolutions visent, outre l’inclusivité, le consensus comme seul mode de décision dans l’organisation de ces scrutins. Or, à ce jour, la Majorité au pouvoir et l’Opposition n’émettent pas encore sur la même longueur d’ondes en ce qui concerne l’usage de la machine à voter, le nettoyage du fichier électoral ainsi que les mesures de confiance.

Il est indispensable que les parties prenantes aux élections de décembre harmonisent leurs vues sur les questions qui fâchent. Le temps urge. À moins de trois mois de la tenue d’élections, le président de la République et sa majorité doivent s’affranchir des intérêts partisans pour organiser les élections selon les standards universellement admis.

C’est donc le compte à rebours qui a commencé avec ce chronogramme de la Centrale électorale qui prévoit la présidentielle, les législatives nationales et provinciales en décembre alors que les préalables à un processus apaisé sont loin d’être remplis tant par la Céni que par le gouvernement de la République.

Auteur de l’article : ntambwe

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