Scrutins du 23 décembre 2018 : les candidats sont là

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  • 21 à la présidentielle
  • 355 aux législations nationales
  • 640 aux législatives provinciales

La Céni (Commission électorale nationale indépendante) maintient le cap dans la mise en œuvre de son calendrier électoral du 5 novembre 2017. Après avoir épuisé toutes les étapes dans la réception et le traitement des candidatures aux scrutins du 23 décembre 2018, la Céni a rendu publique, mercredi 19 septembre, la liste définitive des candidats à la présidentielle ainsi qu’aux législatives nationales et provinciales. Ils seront 21 à concourir à la présidentielle, 15.355 aux législatives nationales et 19.640 aux provinciales. Par Le Potentiel

Le calendrier a été respecté. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a procédé, mercredi 19 septembre 2018, à la publication des listes définitives des candidats présidents de la République et députés nationaux. C’est le président de la Céni, Corneille Nangaa, qui a présidé la cérémonie, en présence de tous les membres du bureau et de la plénière réunis dans la salle Abbé Apollinaire Malumalu, au siège de cette institution d’appui à la démocratie, dans la commune de la Gombe. L’exercice consistait à rendre publiques les décisions prises par la Cour constitutionnelle dans ses arrêts sur les requêtes en contestation introduites par les candidats.

Au total 21 candidats vont compétir pour l’élection présidentielle du 23 décembre 2018. Pour les législatives, 15.355 candidats sont retenus après les contentieux devant les cours et tribunaux.

« Aujourd’hui 19 septembre 2018, cette étape des candidatures est clôturée par la publication des listes définitives des candidats aux élections présidentielle et législatives nationales, comme prévu par le calendrier, les listes des candidats aux provinciales ayant été rendues publiques le 24 août dernier », a précisé le président de la Céni.

Pour l’élection présidentielle, sur les 25 candidatures enregistrées dans la liste provisoire, 19 avaient été déclarées recevables et six (6) ont été déclarées irrecevables par la Céni. Après contentieux, deux (2) candidatures, dont celle de l’ancien Premier ministre Samy Badibanga et celle de l’unique dame en lice, Marie-Josée Ifoku, ont été récupérées par la Cour constitutionnelle. Ce qui fait un total de 21 candidats présidents de la République.

En ce qui concerne les élections législatives nationales, sur 15.505 candidatures enregistrées, 15.222 ont été déclarées recevables et 283 irrecevables par la Céni. Il y a eu 200 requêtes introduites en contestations des listes provisoires des candidatures à la députation nationale, dont 56 déclarées recevables et fondées. Après contentieux, 15.355 candidats sont retenus.

Quant aux élections provinciales, sur 19.706 candidatures enregistrées, 19.570 ont été déclarées recevables et 136 irrecevables par la Céni. Après contentieux, 19.640 candidats sont retenus.

 

Cap vers les élections

« Un nouveau pas de géant vient ainsi d’être franchi et le chemin définitivement balisé en direction des élections du 23 décembre prochain », s’est félicité Corneille Nangaa.

Cette publication des listes définitives met fin aux éventualités de la récupération de certains candidats invalidés, notamment Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito. Les espoirs se sont également envolés pour le candidat d’Ensemble pour le changement, Moïse Katumbi, empêché par le pouvoir de retourner au pays pour déposer sa candidature à la présidentielle.

L’étape des candidatures clôturée, les regards sont désormais tournés vers les élections du 23 décembre 2018. « Maintenant que nous avons fini avec l’étape des candidatures, nous entamons la dernière ligne droite vers le 23 décembre 2018, date des élections. Il s’agit d’une date importante de l’histoire de notre pays. Le 23 décembre se tiendront les 3 scrutins : présidentiel, législatifs national et provincial. Ils seront suivis des scrutins indirects des sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs », a précisé Corneille Nangaa.

En attendant le lancement officiel, Nangaa a appelé les acteurs politiques à se soumettre aux règles en évitant notamment de se lancer dans une campagne précoce. Un avertissement qui devrait plutôt être directement adressé à Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du FCC à la présidentielle, qui, se servant de l’emprise de sa famille politique sur l’appareil de l’Etat, sillonne différents coins de la République pour faire passer son message – avec la grande complicité des autorités politico-administratives.