Respectons nos textes

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C’est par sa décision n° 065 du 05 novembre 2017 que la Céni a rendu public le calendrier des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales.

Un exemple parmi tant d’autres, le calendrier du processus électoral fixe un certain nombre d’opérations à impérativement mener entre septembre et novembre 2018. Il s’agit entre autres de « préparatifs techniques de l’impression des bulletins de vote», du 20 septembre au 6 octobre.

Il s’agit ensuite de « l’impression, conditionnement et livraison aux 15 hubs, des bulletins de vote », du 7 octobre au 15 novembre. Il s’agit, enfin, du « déploiement des bulletins de vote», du 16 novembre au 5 décembre. Voilà pour le texte.

Que va faire la Céni pour effectivement se mettre en phase avec son propre calendrier, ne fût-ce que pour exécuter les opérations planifiées pour la période s’étendant de septembre à novembre 2018 ? Ou, plus prosaïquement, à quelle date la Céni commandera-t-elle « l’impression des bulletins de vote » exigés par la Loi électorale n° 15/001 du 12 février 2015 et rappelés dans sa propre décision n° 065 ? Fort malheureusement, l’opinion tant nationale qu’internationale constate dans le chef de la Céni qu’au lieu des «préparatifs de l’impression des bulletins de vote», la Centrale électorale s’est plutôt lancée à la vitesse d’une fusée dans les «préparatifs d’importation des machines à voter».

C’est ici le lieu de déplorer la désinvolture avec laquelle les autorités de l’État jonglent avec les textes qui régissent le pays. De manière sélective et pour des raisons partisanes, elles choisissent de respecter certains textes et de fouler aux pieds tous les autres.

Dans le cas d’espèce, le choix unilatéral de la Céni de violer la loi électorale ainsi que son propre règlement ne peut être considéré que comme un défi lancé au peuple. Mais, il n’est pas encore tard pour mieux faire. Respectons nos textes et le processus électoral en cours ne pourra que conduire les Congolais au port de destination.