« Les tueries de BENI révoltent et heurtent toute conscience humaine », selon l’Asadho

Partager
  • 2
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    2
    Partages

« Depuis que le Président Kabila est au pouvoir, combien de congolais ont été tués à BENI ? Qui peut nous donner le bilan ?  Combien de fois, l’armée et les autorités publiques dont le Président KABILA lui-même ont promis de prendre des mesures sérieuses pour protéger cette partie du pays sans que rien de sérieux ne soit fait ? Comment des rebelles peuvent entrer en pleine ville de BENI, tuer ses habitants sans que les militaires de l’opération SOKOLA ne soient au courant et ne puissent réagir en temps utile ? Où étaient les agents de l’ANR dont la mission principale aujourd’hui est de narguer les politiciens de l’opposition et les acteurs de la société civile tous les jours ? », s’interroge le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), Jean-Claude Katende, dans une tribune de routine publiée, le lundi 24 septembre 2018 sur sa page Facebook.

Par Stanislas Ntambwe

De son point de vue, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku « devrait se taire face à ce qui est arrivé samedi dernier », au lieu, dit-il, de « promettre ce qu’il n’est pas capable de faire : la protection de BENI ».

Pour le président de l’Asadho, la tragédie de Beni montre les limites de la gouvernance politique et militaire au niveau provincial et national. Il estime que Julien Paluku devrait démissionner de ses fonctions. Ainsi, appelle-t-il la population du Nord-Kivu d’exiger la démission de ce gouverneur « dont l’incompétence en matière de protection de la province a montré ces limites », croit-il savoir.

« Un chef de l’armée a dit, ce matin, qu’on à faire au terrorisme et qu’il faut une mobilisation nationale et internationale : ce qui est un aveu d’échec caché », note Jean-Claude Katende.

A cet effet, il met en cause la souveraineté chantée par les tenants du pouvoir en RDC. Ce, dans la mesure où ces derniers réclament une assistance internationale pour venir à bout des rebelles qui tuent, violent et pillent à BENI et ses environs.

Selon l’Asadho, la défense du territoire et la protection des citoyens congolais font partie de question de souveraineté nationale. « Vraiment, si nous laissons les mêmes personnes revienir au pouvoir afin de continuer la même politique de la terre brulée, nous ne serons plus de victimes mais des complices », a-t-il prévenu.

Et Jean-Claude de conlure: « le Congo a connu trop de morts à cause des dirigeants irresponsables et égoïstes. Il faut que cela s’arrête! »