Dernier oral à l’ONU

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Il n’est pas candidat à la présidentielle du 23 décembre 2018. Il aura donc été aux commandes de la République démocratique du Congo pendant 17 ans, depuis l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila en 2001. Il s’agit bien évidemment de Joseph Kabila.

C’est rare de voir le chef de l’Etat participer aux assemblées générales annuelles des Nations unies. Pour cette 73ème rencontre annuelle de l’ONU, ouverte lundi à New-York, le président Kabila a brisé le tabou en faisant le déplacement du siège des Nations unies. Suivant le programme établi par le protocole des Nations unies, c’est aujourd’hui que Joseph Kabila s’adresse au monde, devant la tribune de l’ONU.

À ce titre, son discours est très attendu. Que nous réserve le président Kabila ? On n’en sait pas trop.

Mais, à New-York, Joseph Kabila est bien entouré. Il s’est déplacé avec tout son état-major diplomatique, avec à sa tête le chef de la diplomatie congolaise, Léonard She Okitundu.

Aura-t-on droit à un discours d’adieu ou d’au-revoir ? Kabila pourrait créer la surprise. Il en fût d’ailleurs le cas en août dernier lors de son intervention au sommet de la SADC organisé dans la capitale namibienne.

Le plus évident est que, pour le président Kabila, ce sera son dernier discours devant les Nations unies. Un grand oral où le monde entend découvrir ses vraies intentions par rapport à la marche du processus électoral en République démocratique du Congo.

Bien avant que le président Kabila ne s’adresse devant la tribune des Nations unies, le Conseil de sécurité avait fait dernièrement un sévère réquisitoire sur la marche chaotique des élections en RDC. Avec les Etats-Unis en tête, le Conseil de sécurité a fait part de ses inquiétudes, craignant une éventuelle déroute du processus électoral. Sans compter le regain de l’insécurité dans la partie Est du pays, marqué notamment par les récents assassinats à Beni, dans le Nord-Kivu.

À l’ONU, Kabila est allé pour convaincre. Le monde attend de lui des signaux qui rassurent. À moins de trois mois des élections censées ouvrir la voie à l’alternance démocratique.