Du déjà entendu

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Le monde entier en est témoin. À la tribune des Nations Unies, le mardi 25 septembre à l’occasion de sa 73ème assemblée générale, devant un parterre de chefs d’État, le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila n’a pas une fois de plus convaincu : l’intégrité territoriale, l’irréversibilité du processus électoral, maitrise de la situation sécuritaire… Joseph Kabila ne répète que la même chose. C’est de la routine pour ceux qui le suivent chaque année.

Or, ce que la population attendait, c’est autre chose. On aimerait entendre un discours du genre : la situation sécuritaire de la République démocratique du Congo est chaotique et mon successeur devra s’investir pour rétablir l’autorité de l’État… À la place, le président Kabila a préféré s’auréoler dans ses discours de tous les temps, donnant l’impression d’un chef en panne d’inspiration.

Que se passe-t-il au juste ? Comment peut-on comprendre qu’un chef de l’État, dirigeant d’un pays-continent, puisse voir blanc là où tout le monde voit noir ?

Est-ce que c’est fait exprès ?

Tout ce que l’on peut dire, c’est que le président Joseph Kabila a raté une occasion d’écrire une bonne page d’histoire.

On ne peut pas comprendre que dans un pays où les citoyens sont tués à coup de machettes, où n’importe qui peut rentrer et faire n’importe quoi, l’on soutienne que la situation est calme !

Demander le départ précipité des Casque bleus de la Mission d’observation des Nations Unies du territoire national alors que des problèmes sécuritaires persistent, c’est un acharnement incompréhensible.

Qu’à cela ne tienne, le peuple congolais ainsi que tous les peuples du monde retiennent que le président Joseph Kabila a prononcé son dernier discours à la tribune des Nations Unies et les générations futures s’en souviendront.

Entre-temps, la classe politique observe et se dit préoccupée par la manière dont il faut préparer l’après Kabila. Les politiques n’ont donc pas droit à l’erreur et doivent surtout éviter de commettre les mêmes erreurs commises par ce régime sortant.