Lutte contre le réchauffement climatique : J. Kabila réclame à l’ONU une juste rétribution pour la RDC

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Du haut de la tribune des Nations unies, le président de la République Joseph Kabila a réclamé que les pays pollueurs, notamment les Occidentaux, rétribuent des pays qui contribuent à atténuer les effets du réchauffement climatique dans le monde. C’est le cas de la République démocratique du Congo qui, malgré la contribution de ses 145 millions d’hectares de forêts, n’a jamais été rétribuée à juste titre. Une injustice que la communauté internationale devrait corriger.

Par Amédée Mwarabu

« Nous ne pouvons faire… de l’ONU, une organisation pour tous au profit des sociétés durables tant que la faune et la flore des pays détenteurs des grands massifs forestiers ne serviront que d’ornement, sous le prétexte bien choisi de constituer le poumon de l’humanité, sinon de réparateurs des dégâts environnementaux causés par les industries du Nord, si en même temps aucune volonté réelle d’allouer des contreparties conséquentes à nos populations, ne cristallise des engagements maintes fois souscrits mais jamais tenus ». C’est le message clair adressé par le président de la République, Joseph Kabila, à la communauté internationale réunie à l’occasion de la 73ème Assemblée générale des Nations unies.

En effet, le président de la République démocratique du Congo a eu des mots justes pour traduire une lacune que la communauté internationale ne sait pas encore corriger. Il n’est pas normal que les pays occidentaux chantent à longueur de journée le développement durable dont le monde a besoin pour préserver la biodiversité et que ces mêmes pays refusent sciemment de payer le prix qu’il faut aux nations détentrices des grands massifs forestiers qui contribuent significativement à atténuer les effets de réchauffement climatique sur la planète.

La République démocratique du Congo est, après le Brésil par sa forêt de l’Amazonie, le deuxième poumon écologique du monde. Avec ses 145 millions d’hectares de forêts tropicales, la République démocratique du Congo contribue à atténuer l’effet de serre dû à la détérioration de la couche d’ozone à la suite de l’industrialisation effrénée des dernières années par les pays du Nord.

Joseph Kabila a-t-il été entendu? Rien n’est sûr car les pays occidentaux, au lieu de simplifier le mécanisme de financement des pays détenteurs des grands massifs forestiers, l’ont plutôt complexifié. Au point que la RDC n’a jamais bénéficié d’une compensation égale au service environnemental qu’elle rend à l’humanité tout entière.

Dès lors, il appartient à Kinshasa de faire le choix conséquent pour la rentabilisation de son patrimoine forestier tout en gérant rationnellement ses ressources naturelles tant pour le bien-être des Congolais actuels que des générations à venir.