Fasthi, Bemba, Katumbi, Kamerhe, Fayulu, Matungulu, Muzito, … Pour l’unité et la loyauté au peuple

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Fatshi : « Nous vous promettons de rester unis jusqu’au 23 décembre. Personne ne va nous diviser, nous n’allons pas trahir »

Samedi 29 septembre 2018, l’opposition a réussi son coup en drainant du monde à l’esplanade du boulevard Triomphal. Malgré les tentatives du pouvoir en place d’étouffer cette grande mobilisation, les Kinois ont répondu présents au rendez-vous de l’opposition. Les principaux leaders de l’Opposition ont affiché leur unité, promettant de ne pas trahir le peuple qui place en eux tout son rêve de l’alternance démocratique. Tous étaient là. Et d’autres, à l’instar de Jean-Pierre Bemba et de Moïse Katumbi, absents du pays, sont intervenus en direct par message audio. Quant aux présents, Félix Tshisekedi, Adolphe Muzito, Freddy Matungulu, Vital Kamerhe, Jean-Philibert Mabaya ont communié avec un public surchauffé. L’unité et la loyauté au peuple ont marqué ce grand meeting de l’opposition. Un engagement que tous les leaders ont promis d’honorer.

Par Le Potentiel

Le grand rassemblement de l’opposition a vécu. Samedi 29 septembre 2018, l’opposition est parvenue à dompter l’esplanade du boulevard Triomphal. Les peaux de bananes dressées par la majorité au pouvoir, avec l’improvisation des travaux d’assainissement sur cet espace, sans compter l’immobilisation surprise des bus Transco, n’ont pas eu raison de la détermination des Kinois, mobilisés comme un seul homme pour écouter le discours de leurs leaders.

Malgré certaines absences de taille, comme celles de Jean-Pierre Bemba du MLC et de Moïse Katumbi d’Ensemble pour le changement, absents de la RDC, le meeting du 29 septembre a tenu ses promesses.

Félix Tshisekedi de l’Udps, Vital Kamerhe de l’UNC, Adolphe Muzito de Nouvel an, Freddy Matungulu de Congo na Biso, Jean-Philibert Mabaya de l’Arc-en-ciel du Congo et Martin Fayulu de la Dynamique de l’Opposition et bien d’autres étaient là, unis comme un seul homme pour la sauvegarde de la démocratie congolaise.

A trois mois des élections du 23 décembre 2018, l’opposition a démontré que la Céni, inféodée au pouvoir, commettrait une grave erreur en ne prenant pas en compte ses nombreuses revendications, notamment celles liées au rejet de la machine à voter et le nettoyage du fichier électoral.

« C’est une réussite, vous le voyez, il n’y a plus rien à prouver. Le peuple est avec nous et nous irons jusqu’à la victoire finale », a déclaré à la presse, Félix Tshisekedi, candidat à la présidentielle prochain pour le compte de l’Udps.

« Le meeting d’aujourd’hui consiste à protester contre la parodie électorale qui se prépare. Nous allons rejeter la machine à voter que nous appelons machine à tricher », a déclaré pour sa part Vital Kamerhe, candidat de l’Unc à la présidentielle du 23 décembre 2018.

Adolphe Muzito, candidat de Nouvel an, recalé à la présidentielle de décembre prochain, grand artisan de la dernière rencontre de Bruxelles autour de l’unité de l’opposition, a fait comprendre que l’enjeu de ce rassemblement était de « démontrer l’unité de l’opposition dans la perspective de la désignation d’un candidat commun ».

Quoi que circonspect, Martin Fayulu, retenu sur la liste des présidentiables du 23 décembre, a embouché le même discours. «  Le candidat unique de l’opposition, oui, mais ce n’est pas aujourd’hui. Chaque chose en son temps. Aujourd’hui, il faut d’abord que le peuple comprenne que nous ne pouvons pas aller à l’abattoir, là où Kabila veut nous amener. Pas de machine à voter, pas de millions d’électeurs fictifs », a martelé le leader de la Dynamique de l’opposition.

Le peuple vous observe

Le peuple congolais, particulièrement les Kinois, venus très nombreux communier avec les leaders de l’Opposition, a dit juger l’opposition par les œuvres. Alors que son souhait reste et demeure toujours l’alternance démocratique au terme de la présidentielle du 23 décembre 2018, le peuple congolais n’entend pas non plus livrer un chèque en blanc à l’opposition. C’est sur le terrain qu’il espère voir ses leaders défendre sa cause. Jusqu’au bout.

Félix Tshisekedi, président de l’Udps, l’a certainement compris. Comme ses pairs, il sait que l’opposition n’a plus droit à l’erreur, face à un pouvoir qui ne cesse de multiplier des stratégies pour tripatouiller le jeu électoral de décembre prochain. Devant la foule réunie sur le boulevard Triomphal, Fatshi a pris un engagement, auquel tous d’ailleurs ont adhéré. « Nous vous promettons de rester unis jusqu’au 23 décembre. Personne ne va nous diviser, nous n’allons pas trahir », a promis le candidat de l’Udps à la prochaine présidentielle.

Loin de Kinshasa, Moïse Katumbi s’est aussi senti interpellé, au regard de la grande mobilisation du 29 septembre 2018. « Merci au peuple kinois d’être venu si nombreux au rendez-vous de l’opposition, rendons grâce à Dieu pour cette réussite ! Le temps de Kabila est terminé, le temps des parvenus est passé, place à de vraies élections, place à la mobilisation, place à l’unité », a écrit le président d’Ensemble pour le changement sur son compte twitter.

Après le grand meeting du 29 septembre, la majorité au pouvoir, désormais regroupée sous la bannière de Front commun pour le Congo (FCC), doit certainement avoir des insomnies. En effet, toutes ses manœuvres destinées à faire échec à ce rassemblement de l’opposition se sont soldées par un échec cuisant.

Samedi dernier sur le boulevarda Triomphal, l’opposition s’est soudée autour d’un seul et unique idéal : la tenue de bonnes élections en décembre prochain, sans la machine à voter ni des fictifs répertoriés dans le fichier électoral de la Céni. La majorité au pouvoir, qui s’attendait à ce que l’opposition boycotte les élections du 23 décembre 2018, doit se mordre la langue. Elle n’a pas été servie.

L’opposition n’est pas prête à cautionner une parodie d’élections en décembre prochain. C’est la raison du resserrement de ses rangs, apparemment redoutable pour les gens d’en face. Le 29 septembre 2018 sur le boulevard Triomphal, un vent nouveau, plus que salvateur, a soufflé dans l’opposition. Tous les leaders ont juré de faire triompher la cause populaire en obtenant l’alternance démocratique à la fin de cette année. De quoi donner des raisons d’espérer à un peuple paupérisé et qui cherche impatiemment un point d’ancrage.