Hausse des prix du carburant : le ministère de l’Économie apaise la tempête

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Suite à l’évolution des paramètres de la structure des prix et dans le but de garantir l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, le ministre d’État, ministre de l’Économie nationale, Joseph Kapika, a procédé à un réajustement des prix du carburant à la pompe.

Dans un communiqué signé le samedi 29 septembre 2018 par le secrétaire général à l’Economie nationale, Célestin TwiteYamwembo, les prix de vente du carburant applicables à la pompe à partir d’hier dimanche 30 septembre 2018 sont fixés de la manière suivante, selon que l’on se trouve dans la zone Ouest, Est ou au Sud du pays : à l’Ouest : essence 2.110,00 FC/litre ; gasoil 2.100,00 FC/litre ; pétrole 1.665,00 FC/litre ; fomi 885,28 FC/litre ; gaz 1.400,00 FC/litre.À l’Est : essence 1.700,00 FC/litre ; gasoil 1.800,00 FC/litre ; pétrole 1.640,00 FC/litre.Au Sud : essence 1.750,00 FC/litre ; gasoil 1.740,00 FC/litre ; pétrole 1.540,00 FC/litre.

Dans son communiqué, le secrétaire général à l’Economie nationale précise que cette nouvelle structure des prix est le fruit d’une concertation entre le gouvernement et le groupement professionnel des distributeurs de produits pétroliers afin qu’il n’ait aucun désagrément qui puisse perturber le transport sur l’ensemble du territoire national. Le même communiqué affirme que le prix du carburant en RDC est l’un des plus bas de l’Afrique centrale. À titre comparatif, il y a lieu de préciser qu’en République démocratique du Congo, le prix d’un litre d’essence varie entre 1,16 $ et 1,40 $ contre 1,55 $USD au Cameroun, 1,50 $USD au Congo-Brazzaville, 2 $USD en Angola et 2,10 $USD en République Centrafricaine.

« Les chefs des divisions provinciales de l’Économie sont chargés de faire appliquer ces prix sur toute l’étendue du territoire national », recommande le communiqué du secrétaire général.

Il convient de rappeler que quelques jours auparavant, un communiqué de SEP-Congo avait failli semer la confusion par rapport à une prétendue pénurie de carburant en RDC. Du coup, une panique assez curieuse s’était observée dans les stations-services où chaque automobiliste cherchait à faire le plein de son réservoir pour parer à toute éventualité. Dès lors, il fallait que les membres de la société pétrolière en RDC ainsi que le secrétaire général par intérim au ministère de l’Économie montent au créneau pour expliquer à l’opinion les contours de cette situation devenue agaçante pour les usagers de la route.

Heureusement que le gouvernement, à travers le ministère de l’Économie, s’était empressé de démentir cette fausse alerte, en précisant qu’il n’y aurait pas de pénurie et que toutes les mesures idoines avaient été prises afin que l’approvisionnement du pays en produits pétroliers se fasse normalement, comme à l’accoutumée.

Ce réajustement des prix du carburant n’est donc pas le premier au cours de cette même année. Chaque fois qu’il y a une alerte, les sociétés pétrolières ont toujours sollicité une intervention du gouvernement et une allocation spécifique afin de sauver la paix sociale.