Impasse au sein du Conseil économique et social de la RDC

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Le torchon brûle entre Cyprien Kyamusoke, secrétaire général et Jean-Pierre Kiwakana, président du Conseil de bureau du Conseil économique et social (CES). La mauvaise gestion de ce dernier serait à la base de cette altercation. Selon notre source, Jean-Pierre Kiwakana s’accaparerait de tout le pouvoir de cette institution citoyenne.Cet imbroglio se présente alors que le Conseil économique et social (CES) doit en principe ouvrir sa huitième session statutaire. La question qui taraude tout de suite les esprits est celle de savoir, si cette mésentente ne va-t-elle pas compliquer l’ouverture, ce lundi 1er octobre de la huitième session statutaire du CES.

« La gestion des fonds alloués à cette institution citoyenne, le licenciement et recrutement abusif ainsi que le retard de paiement du personnel pendant environ neuf mois », serait à l’origine de cette crise qui règne au CES. Alors que dans un communiqué sur l’une des chaînes de télévision de Kinshasa, le premier Ministre avait demandé l’autonomie du secrétariat général dans sa gestion.

Notre source indique que depuis sa nomination, l’année dernière, à la tête du CES comme président, M. Jean-Pierre Kiwakana se distingue par « des décisions illégitimes ». Il a d’abord commencé par licencier une centaine de personnes trouvées sur place, pour les remplacer par les siens estimés à une quarantaine, confie la même source.

Aussi, Jean-Pierre Kiwakana a la main mise sur la caisse de cette institution citoyenne, tâche pourtant réservée au secrétariat général. « Au nom de qui roule-t-il ? Et pourquoi affiche-t-il pareil comportement au sein de cette institution qui devrait pourtant être exemplaire », s’interroge-t-on. Régnant comme le « maître absolu » du CES, le président ne recule pas même lorsque les agents réclament publiquement leurs dues.

CP