Massacres de Beni : l’opposition appelle l’ONU à ordonner le droit d’ingérence humanitaire

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Dans une déclaration commune faite, le dimanche 30 septembre 2018, les partis politiques de l’opposition basés à Beni (Nord-Kivu) ont appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies à voter une résolution qui ordonne le droit d’ingérence humanitaire. Par la même occasion, l’opposition demande également à la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) de déployer une force spéciale indépendante en République démocratique du Congo (RDC) en vue mettre fin aux massacres des civils dans cette région, rapporte Radio Okapi. 

Par Stanislas Ntambwe

La même source indique que ces partis politiques dénoncent les massacres à répétition à Beni depuis quatre ans. La population de Beni est sous menace de groupes armés, « principalement les présumés ADF qui ont déjà tué, égorgé et brulé vif plus de deux mille personnes », ont-ils affirmé dans cette déclaration lue par Evariste Malyakwanza, président sous fédéral du RCD/KML à Beni.

Ils ont déploré les aveux d’impuissance et l’incapacité des institutions de la RDC de sécuriser la population de Beni ; alors que « ces deux fléaux – massacre et Ebola – constituent une sérieuse menace sécuritaire et humanitaire non seulement pour la ville et le territoire de Beni mais aussi pour l’humanité tout entière. »

Au regard de cette situation, les partis politiques de l’opposition représentés à Beni demandent « au conseil de sécurité des Nations unies de voter dans l’urgence une résolution ordonnant le droit d’ingérence humanitaire en RDC pour faire face aux violations graves des droits de l’homme et du droit humanitaire qui sévissent à Beni. »

Pour l’opposition de Beni, la SADC devrait déployer « sans délai » une force spéciale et indépendante en vue d’éradiquer cette menace des massacres à répétition qui endeuillent le territoire de Beni, en particulier et le Peuple congolais en général.