Beni : une fille meurt de l’épidémie à virus Ebola suite au refus de la vaccination

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À Beni, dans la province du Nord-Kivu, deux nouveaux cas de la maladie à virus Ebola ont été rapportés en République démocratique du Congo (RDC). D’après une note du Ministère de la Santé publique, le cas confirmé de Beni est la fille qui est décédée au Centre de traitement d’Ebola de Beni, le 22 septembre 2018.
Par Hervé Ntumba

La même source renseigne que c’était la famille de l’enfant qui avait refusé le suivi et la vaccination. Ce qui a causé la mort de cette fille. D’où, il convient de mentionner que, du 24 au 30 septembre 2018, la ville de Beni a enregistré quatre décès.

« Certains membres contaminés de cette famille avaient causé la propagation du virus à Butembo et Tchomia en refusant le suivi et les recommandations des autorités sanitaires. Après le décès du premier cas confirmé à Tchomia, qui était sa belle-sœur, elle a fui à Komanda.  Retrouvée hospitalisée dans un poste de santé de Komanda, elle sera transférée au centre d’isolement de Tchomia et le poste de santé sera entièrement désinfecté », rapporte le ministère de la Santé publique.

Quant à la situation épidémiologique, il est à préciser que, depuis le début de la campagne (ciblée) le 8 août 2018, 13.208 personnes ont été vaccinées, dont 4.207 à Mabalako, 4.095 à Beni, 1.632 à Mandima, 1.193 à Katwa, 944 à Butembo, 270 à Masereka, 260 à Tchomia, 257 à Bunia, 164 à Komanda, 121 à Oicha et 65 à Kinshasa (personnel médical à déployer).

Au total, 161 cas de fièvre hémorragique ont été signalés dans la région, dont 129 confirmés et 32 probables. Sur les 129 confirmés, 73 sont décédés et 45 sont guéris. 9 cas suspects sont en cours d’investigation

Par rappel, six cas confirmés d’Ebola ont été enregistrés à Beni (Nord-Kivu) pendant la grève générale de cinq jours décrétée par la Société civile pour protester contre les tueries des personnes par des présumés combattants ADF. La grève avait conduit à l’arrêt momentané des activités de vaccination et au moins 243 personnes qui étaient en contact avec les malades n’avaient pas pu être vaccinées, rapporte les autorités sanitaires.

« Ces événements liés aux massacres ne sont pas restés sans impact sur la riposte. Nous n’avons pas pu investiguer sur toutes les alertes qui nous sont parvenues. Les surveillances hospitalières, aux points d’entrée et aux points de contrôle ont été suspendues », a déclaré dimanche Dr Bathé Tambwe, coordonnateur général de la riposte contre Ebola.

Face à cette épidémie, il est conseillé à tous les habitants du Nord-Kivu de recevoir la vaccination pour se protéger.