Une date imprévisible

Partager
  • 1
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    1
    Partage

La date du 23 décembre 2018, jour prévu pour les scrutins combinés de la présidentielle ainsi que des législatives nationales et provinciales, hante tous les esprits. Que se passera-t-il à cette date ? La question alimente le débat dans différents cercles, aussi bien dans les rangs politiques qu’intellectuels. On ne redoute qu’une chose : la non-tenue d’élections.

À la Céni, on garde encore le calme. Son président, Corneille Nangaa, reste optimisme et ne jure que par la tenue d’élections à la date prévue dans le calendrier électoral. Pourtant, sur le terrain les choses ne semblent pas évoluer dans le bon sens.
Concernant les fondamentaux pour des élections apaisées, la Céni n’est pas encore au bout de ses peines. Ses méthodes sont vivement décriées par l’Opposition. Ce qui ne l’émeut nullement.
Malgré la valse de critiques sur la machine à voter, la Céni est restée de marbre. Le 23 décembre 2018, c’est avec cette technologie importée de la Corée du Sud qu’elle va appeler les 40 millions d’électeurs aux urnes. Sans compter les millions d’électeurs fictifs qui infestent toujours le fichier électoral.
On ne sait donc pas avec exactitude ce qui se passera le 23 décembre 2018. La sérénité de la Céni ne garantit pas tout. Bien au contraire, elle alimente chaque jour qui passe, le doute sur la réelle volonté de la Centrale électorale d’amener le peuple à des élections véritablement apaisées. Apparemment, la Céni n’est pas inscrite dans cette logique. Ce qui l’intéresse au plus haut point, c’est réussir son pari du 23 décembre. Peu importe, se dit-elle, de la nature des scrutins qu’elle va offrir au peuple congolais. Grave erreur !
Car, ce qu’il faut craindre le plus est que les élections du 23 décembre 2018 ne soient à la base d’un conflit généralisé qui risque d’embraser toute la région des Grands Lacs. Malheureusement, c’est vers ce scenario d’apocalypse que nous amène la Céni, faisant de la date du 23 décembre 2018 une échéance hypothétique dans la voie de la stabilité de la RDC.