Elections 2018: pour Palu & Alliés, « on ne peut pas y aller avec les divisions autour de la machine à voter et le fichier électoral »

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« Nous devons aller aux élections dans un environnement de confiance établi entre toutes les parties prenantes. Sur ce point, le PALU a levé clairement cette option : on ne peut pas, à cause des élections, y aller avec toutes les divisions autour des préalables et des éléments essentiels notamment, la machine à voter et le fichier électoral. », déclaré Robert Ngambi, communicateur du regroupement politique Palu & Alliés, dans une interview accordée à LePotentielOnline, jeudi 04 octobre 2018.

Stanislas Ntambwe

Le Parti lumumbiste unifié et Alliés est croit savoir que la machine à voter et le fichier électoral jugé corrompu par l’opposition constituent la pomme de discorde entre la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et l’opposition congolaise.

Sur cette question délicate de nature à compromettre les prochaines échéances électorales en République démocratique du Congo (RDC), la plateforme Palu & Alliés est sortie de son silence. Sans aller par quatre questions, ce regroupement politique qui vient de se désolidariser de la Majorité présidentielle estime qu’« on n’organise pas les élections par défi ».

Pour le communicateur du Palu & Alliés, Robert Ngambi, les élections s’organisent « sur base de la confiance que vous devez avoir avec toutes les parties prenantes ». « Or, poursuit-il, la machine à voter fichier électoral divisent la classe politique. Le parti a trouvé que la Céni devrait continue à dialoguer jusqu’à trouver un consensus ».

Appel au consensus avec l’opposition

Il pense que si tout le monde réalise que la machine à voter est un obstacle, « il faut l’écarter ». « Le Palu et Alliés a recommandé à la Céni de mettre tout ce qui est en son pouvoir afin de dégager un terrain d’entente entre toutes les parties prenantes », a affirmé Robert Ngambi.

A la question de savoir s’il serait possible pour la Céni d’organiser les élections cette année, sans recourir à la machine à voter, Robert Ngambi est convaincu que, « sur le plan technique, c’est plus simple d’aller aux élections cette année, sans la machine à voter ». Car de son point de vue, « l’essentiel est déjà fait » dans la mesure où nous avons déjà le fichier électoral et les candidatures.

« Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin d’une année imprimer les bulletins de vote. Parce que, ce qui reste c’est les bulletins de vote et pour les imprimer, cela ne demande pas dix mois si on a de l’argent », a-t-il expliqué. D’après lui, le grand problème dans toute action politique c’est la bonne volonté.

Or, à l’en croire, cette bonne volonté on ne la retrouve pas dans le chef de ceux qui ont le pouvoir d’organiser les élections. « Lorsqu’on se recule dans les petits calculs de la conservation de positions actuelles pour continuer à jouir de leurs connexions du trésor public, ça pose un problème. La vision c’est de dire que le Congo doit changer. Pour ce faire, il doit avoir des institutions stables et bénéficiant de la légitimité nationale et internationale pour se développer », a regretté ce cadre du Palu & Alliés.