Le gouvernement met un incubateur pilote à la disposition des PME de la filière Cuir

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« Entreprendre n’est pas facile mais c’est possible. » Ce qui a poussé le gouvernement à valoriser le potentiel productif du secteur privé afin de promouvoir le développement des PME et permettre ainsi la diversification de l’économie congolaise. D’où son appui financier conséquent qui a facilité l’implantation et l’opérationnalisation de cet incubateur pilote de Kinshasa, prélude à une série qui s’étendra dans toutes les provinces du pays.

Par Olivier Dioso

Le ministre des Petites et moyennes entreprises (PME), Bienvenu Liyota, a procédé au lancement officiel des activités de l’incubateur pilote des PME de la filière Cuir de Kinshasa. La cérémonie a eu lieu, hier mercredi 3 octobre 2018, dans l’enceinte de l’immeuble Le Royal dans la commune de Gombe à Kinshasa.

Il a noté « la ferme détermination du gouvernement de poursuivre, sans relâche, des actions en faveur de la promotion du secteur privé, secteur par excellence de la création d’emplois et de richesses en faveur de la population congolaise. » Il a souligné l’effort consenti par le gouvernement qui n’a pas hésité d’apporter un appui financier conséquent ayant permis de faciliter l’implantation et l’opérationnalisation de ce premier incubateur, prélude à une série qui s’étendra dans toutes les provinces du pays.

La contribution du Comesa saluée

Le ministre des PME n’a pas manqué de saluer l’action posée par le secrétariat général du Marché commun des pays de l’Afrique orientale (Comesa) qui a mobilisé les ressources tant financières qu’humaines pour la mise en œuvre de cette incubation. Il a rappelé que le projet d’implantation de l’incubateur de la filière Cuir « découle de la volonté du gouvernement de valoriser le potentiel productif  du secteur privé afin de promouvoir le développement des PME et permettre ainsi la diversification de l’économie congolaise. »

Pour le directeur général (DG) de l’Office de promotion des petites et moyennes entreprises du Congo (OPEC), Vital Manga, l’implantation de cet incubateur s’inscrit dans le cadre de la réalisation de l’une des missions essentielles assignées à la structure qu’il dirige, à savoir créer, aménager et gérer des terrains ou parcs industriels destinés au déploiement des centres d’incubation ou incubateurs des PME. « La cérémonie de ce jour, a-t-il fait remarquer, constitue la concrétisation palpable des efforts déployés par le gouvernement à travers le ministère des PME. » Et de souligner le fait que « les PME sont la clé de voûte par excellence de la création d’emplois surtout pour les jeunes et les femmes et de la croissance inclusive, de la réduction de la pauvreté et la diversification de l’économie congolaise. »

Le DG de l’OPEC a saisi cette opportunité pour remercier le chef de l’État et le gouvernement pour le soutien qu’ils ne cessent d’apporter aux PME pour la recherche de l’éclosion d’une classe moyenne.  Sans oublier, lui aussi, le secrétariat général du Comesa pour son appui tant matériel que financier à la mise en œuvre du projet de la RDC d’implanter la filière Cuir.

Vital Manga a loué la confiance que le gouvernement congolais et les partenaires techniques et financiers placent en l’OPEC « qui poursuit, sans relâche, sa mission d’appui au développement des PME et PMI congolaises, en général, et des artisans de la filière Cuir, en particulier, » pour l’émergence d’une classe moyenne.

Disposer d’un plan d’affaires

Quant au directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), Anthony Kinzo, il a noté l’existence de plusieurs ordres dans la création d’une PME, en particulier, et d’une entreprise, en général. Mais il en a retenu deux. Pour le premier, relatif à la responsabilité de l’État, il a notamment fait allusion à la mise en place d’une fiscalité de développement, au développement du climat des affaires et à l’exonération des biens d’équipement.

Pour le second défi, il s’est demandé si les opérateurs économiques présents peuvent accepter d’évoluer dans un même réseau, de travailler ensemble et de partager les risques par rapport à celui qui a l’argent ou l’idée.

Il a invité tous ceux qui se lancent dans l’entrepreneuriat à être patient car le profit financier vient avec le temps. Pour l’entrepreneuriat, a-t-il ajouté, il faut qu’il y ait un processus, une vision. Car beaucoup de PME, a fait remarquer le DG de l’ANAPI, existent sans vision.

Aussi, en a-t-il appelé à la connaissance des textes et des lois avant de créer une entreprise et a exigé de disposer d’un plan d’affaires.

Il a aussi insisté sur la promotion davantage de la préférence locale, en plaidant donc pour ‘‘consommer congolais’’, sans verser dans le protectionnisme. Il a rassuré les entrepreneurs qu’investir dans le cuir est éligible au Code d’investissements. Avant de conclure : « Entreprendre n’est pas facile mais c’est possible. »

Pour sa part, le représentant des artisans de la filière Cuir a laissé entendre que la jeunesse, à travers le lancement de cet indicateur, éprouve un double sentiment. D’une part, celui de se voir honoré par le gouvernement et de l’autre, d’être responsabilisé afin de participer à la vie de la nation. Il a fait falloir qu’à travers leur association, les artisans s’engagent à prendre l’engagement solennel d’encourager le gouvernement de s’investir dans la lutte contre le chômage.

Et de conclure : « Nous vous promettons de retrousser les manches et serrer la ceinture pour qu’on parle de la RDC dans le domaine de chaussures, à l’instar d’autres pays du monde, pour ne pas les citer car nous sommes nous aussi des génies créateurs. »