RDC-Présidentielle 2018 : l’opposition charge la CENI en cas de non-tenue des élections le 23 décembre 2018

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Dans une déclaration commune faite, jeudi 04 octobre 2018, à l’issue d’une réunion d’échanges avec le président de la Commission nationale électorale indépendante (Céni), les candidats de l’opposition à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018 ont notamment, demandé à la Céni de « Porter seule la responsabilité en cas de non-tenue des élections…, le 23 décembre 2018 et du vide qui se constatera au niveau des institutions de la république ».

Par Stanislas Ntambwe

Est pris qui croyait prendre, c’est le moins que l’on puisse dire sur l’aboutissement du processus électoral en République démocratique du Congo (RDC).

Le président de la Céni, Corneille Nangaa a convoqué, ce jeudi 04 octobre 2018, une réunion d’échanges avec les 21 candidats à la prochaine élection présidentielle en RDC. Au cours de ces échanges qui se sont terminés à queue de poisson, les candidats de l’opposition ont présenté leurs préoccupations majeures en rapport avec le processus électoral en cours.

De ces préoccupations, on note notamment, « la problématique de la machine à voter; le nettoyage du fichier électoral ; le financement des élections ; le remplacement, sans délai, du délégué de l’UDPS au sein du Bureau de la Céni ; la problématique de la logistique et de la sécurisation du processus électoral… », lit-on dans la déclaration.

« Prêt à faire usage de l’article 64 de la Constitution »

Selon les candidats de l’opposition, les réponses fournies à leurs préoccupations n’ont pas rencontré leurs préoccupations.

Ainsi, ont-ils demandé à la Céni de : « Convoquer en toute urgence un cadre de concertations entre parties prenantes au processus électoral en cours pour des discussions en profondeurs de toutes ces préoccupations ; respecter son propre calendrier électoral pour la tenue effective des élections à la date prévue du 23 décembre 2018 ; porter seule la responsabilité en cas de non-tenue des élections libres, transparentes, inclusives, crédibles et apaisées le 23 décembre 2018 et du vide qui se constatera au niveau des institutions de la république ».

Par ailleurs, l’opposition politique a invité le peuple congolais à « rester vigilant, mobilisé et, le cas échéant, prêt à faire usage de l’article 64 de la Constitution pour s’opposer à toute parodie d’élections et sauver notre démocratie en péril ».