RDC/Elections 2018: le 7 octobre, le CLC sensibilise contre la machine à voter

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Le Comité laïc de la coordination (CLC) réitère son refus de l’usage de la machine à voter aux élections du 23 décembre 2018. Pour faire entendre sa voix, il projette d’entreprendre, le dimanche 7 octobre, une campagne contre « ce mode de scrutin » dont le fichier électoral est jugé corrompu.

Par H. Ntumba et S. Ntambwe

Alors que le rendez-vous des urnes s’approche à grand pas, les laïcs catholiques ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Dans un communiqué publié, vendredi 05 octobre, le Comité laïc de coordination (CLC) annonce le démarrage, le dimanche 7 octobre 2018, la campagne de la mobilisation générale contre le recours à la machine à voter, aux élections du 23 décembre 2018.

Il sied de relever que, le choix du 7 octobre par le CLC, pour entamer sa campagne n’est pas un hasard. C’est une date stratégique. Car, le calendrier électoral de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) prévoit à la même date, le démarrage de l’opération d’impression ; de conditionnement et de livraison des bulletins de vote ; des procès-verbaux et des fiches de résultat.

« Cette tâche de production, de diffusion et de redistribution des documents électoraux est d’importance capitale pour la crédibilité des votes qui vont avoir lieu dans quelques semaines. Raison pour laquelle l’Accord du 31 décembre 2016 avait jugé utile de recommander à la Céni de sécuriser la circulation de vote et tout matériel électoral sensible », rappelle le communiqué.

Il ne s’agit pas pour la Céni de l’application rigoureuse du calendrier électoral qu’elle a elle-même promulgué par sa décision n°065 du 5 novembre 2017, mais de déclasser les bulletins de vote au profit d’une certaine machine à voter.

Voilà pourquoi, pour crédibiliser et sécuriser les élections à venir, le CLC démarre cette campagne qui ira jusqu’en décembre 2018 et portera sur deux volets essentiels : il s’agit d’une « sensibilisation tous azimuts sur les méfaits de la machine à voter et du fichier corrompu et d’une pétition générale contre cette double imposition ».

Au demeurant, il importe de noter que cette campagne visera à fédérer toutes les énergies populaires disponibles sur la base de deux motivations. A savoir, le caractère spécial des élections en cours et le danger que représentent ces deux impositions.