Sud-Kivu: la Société civile enterre symboliquement la machine à voter

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La Fédération de la Société Civile dans la province du Sud-Kivu a finalement réussi à enterrer symboliquement la machine à voter ce samedi 6 octobre 2018 comme prévu depuis plusieurs semaines.

Une cérémonie qui s’est déroulée au cimetière de la Ruzizi dans la commune d’Ibanda.

Selon les responsables de cette faitière de la Société civile, il n’est pas acceptable que cet outil non prévu par la loi soit mis en avant par la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI pour les élections de décembre 2018. La structure exige par ce geste que les élections se passent sur des bulletins papiers comme lors des précédentes élections.

Par ailleurs, cet enterrement n’a pas été achevé sans incident car plusieurs membres de cette structure ont d’abord été arrêtés par les militaires avant d’être relâchés quelques heures plus tard.

« La FSCK et d’autres structures citoyennes ainsi que la population qui n’ont pas voulu que la CENI les amène comme des moutons de Panurge selon la démarche de la CENI qui veut imposer aux électeurs la fameuse machine à voter qui n’est pas prévue par la loi électorale ni par la constitution de la RDC ont voulu s’exprimer que cette machine soit élaguée du processus électoral au bénéfice des bulletins papiers pour des élections libres, crédibles, tra­nsparentes et apaisées comme ce fut le cas en 2006 et 2011.Les autorités congolaises qui ont vite compris que nous ne sommes pas d’accord de la démarche de la CENI pourtant bénéfiques pour elles, vu les éventuelles fraudes que la fameuse machine va orchestrer en leur faveur ne se sont pas gênés de donner un ordre manifestement illégal pour nous décourager et nous faire taire. Mais nous FSCSK, nous disons que nous n’allons pas nous fatiguer  et surtout que notre activité a réussi, nous avons enterré symboliquement la fameuse machine à voter au cimetière de la Ruzizi et nous exigeons la CENI d’organiser des élections avec des bulletins papiers en date du 23 décembre 2018 comme ce fut le cas en 2006 aux fins d’éviter des éventuelles contestations et éviter d’amener notre pays dans un chaos total » note Me Kester Biragi Zabangire, Rapporteur­ Adjoint de la Fédération de la Société civile du Sud-Kivu.

L’utilisation de la machine à voter continue à diviser la classe politique et les acteurs de la société civile qui ne parlent pas le même langage concernant cet outil. L’opposition politique a d’ailleurs donné cela parmi les préalables pour les élections de décembre 2018. Les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, ont aussi rejoint la position du Bureau de Coordination de la Société Civile recommandant un dialogue entre acteurs autour de la question de la machine à voter.

LaPrunellerdc.info

 

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