Nord-Kivu : sept nouveaux cas d’Ebola dont 3 décès confirmés à Beni et Masereka

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Sept nouveaux cas de fièvre hémorragique à virus Ebola ont été confirmés dans la ville de Beni et la localité de Masereka (territoire de Lubero) dans la province du Nord-Kivu, a indiqué mercredi 10 octobre, le communiqué du Ministère de la Santé publique parvenu à LePotentielonline. Des 7 cas, six ont été découverts à Beni et un autre à Masereka.

Par Hervé Ntumba

La même source indique que « parmi les six nouveaux cas de Beni figurent 3 décès communautaires dans la quartier Butanuka. Il s’agit de 3 enfants qui ont été en consultation dans le même dispensaire ». Alors que l’autorité sanitaire congolaise a prévenu en début de semaine que cette ville de plus de 300 mille habitants enregistrera un pic de nouveaux cas du fait du développement de l’épidémie par les personnes contaminées ayant échappé à la vaccination.

Beni a déjà enregistré 63 cas dont 38 décès, rappelle-t-on. Ses nouveaux cas rapportés pourraient dépasser le nombre de cas à Mabalako, épicentre de cette épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Cette pandémie touche les territoires de Beni et Lubero dans la province du Nord-Kivu et trois localités (Komanda , Tchomia et Mandima) dans l’Ituri.

Par ailleurs, les autorités administratives de la ville de Beni ont arrêté de nouvelles mesures pour accompagner la riposte contre la dixième épidémie d’Ebola en RDC et éradiquer la résistance communautaire face aux équipes de riposte.

Pour ce faire, les équipes de riposte sont désormais autorisées de faire appel aux forces de l’ordre lors des prélèvements et des enterrements dignes et sécurisés. Ces mesures incluent aussi « l’obligation pour la famille d’un défunt de présenter un certificat de décès signé par l’autorité médicale avant d’obtenir un permis d’inhumation ».

Face à cette situation, les autorités interdisent aux familles de garder un cas suspect et l’empêcher de se rendre au Centre de traitement d’Ebola (CTE) sous peine d’être sanctionné pénalement. Il convient de noter que ces mesures ont été prises suite aux nombreuses agressions des équipes de la riposte et au non-respect des mesures de prévention et contrôle des infections dans plusieurs centres de santé traditionnels dans la ville de Beni, nouveau foyer de la maladie à virus Ebola.