Scrutins à haut risque

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Les élections du 23 décembre 2018 sont loin de se passer dans un climat apaisé. Entre la Céni et l’Opposition politique, il subsiste de graves malentendus qui ne vont pas dans le sens de garantir des scrutins sereins où tous les protagonistes auront les mêmes chances de concourir. 

Par Le Potentiel

Dans les rangs de l’Opposition, la Céni est loin de rassurer. Tous remettent en cause, non seulement sa crédibilité mais surtout son impartialité, l’accusant de jouer la carte de la Majorité au pouvoir.

Mercredi dernier, une rencontre entre la Céni et les candidats président, toutes tendances confondues, a semé la pagaille dans les rangs.

Une fois de plus, c’est autour de la machine à voter et d’un fichier électoral dit corrompu, que les parties divergent.

S’appuyant sur la loi électorale, précisément l’article 237 qui stipule que « le mode de vote électronique ne peut être appliqué pour les élections en cours », l’Opposition met dos au mur la Céni par le fait qu’aucun autre instrument juridique, même pas la Constitution, ne lui permet de recourir au vote électronique. D’où la nécessité, pense-t-elle, de plancher au préalable sur la légalité de cet instrument, avant d’aborder toutes les questions liées aux scrutins de décembre prochain.

Malheureusement sur ce point précis, la Centrale électorale ne se montre pas disposer à dialoguer. Elle s’accroche toujours à l’option qu’elle a levée, c’est-à-dire le recours à la machine à voter sur base du fichier électoral en cours. Ce qui n’est pas de l’avis de l’Opposition qui n’est pas non plus prête à abdiquer.

Finalement, c’est un dialogue des sourds qui s’installe, à moins de trois mois des scrutins du 23 décembre 2018.
Autant dire que les élections de cette fin d’année sont à haut risque.

Le sort de la RDC se joue donc le 23 décembre 2018. Pour le moment, tous les regards sont braqués sur le président de la Céni. Celui par qui – c’est que nous craignons- la RDC basculera dans l’horreur…après le 23 décembre 2018.